I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

Site connexe : débordelisation.

LOGO 1 coul inv

Nexus

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour de teps en temps)

 

Terre et Permaculture

Terre et permaculture

fleur de permaculture

Cliquer sur l'image pour l'agrandir dans un nouvel onglet.

L'hétéroalimentation

​​ortieEt si nous arrêtions de se faire nourrir par les autres ?

Bien-sûr qu'il fallait un mot pour désigner ce grand mal qui, comme tous les grands maux qui nous rongent, peut se trimballer des siècles avec une cap d'invisibilité si on ne fait rien. En le nommant, je le débusque, je le révèle, je le démasque, je dévoile ce qui était voilé. Quoi, vous avez peur de l'inconnu ?

 
Est-ce qu'on croyait sérieusement que le phénomène ne serait jamais dévoilé et qu'on pourrait continuer comme ça indéfiniment ? Que personne ne viendrait prendre un micro pour s'étonner de la chose et remettre en question une société toute entière ? Et on dit avoir fait de l'écologie jusqu'ici ?! Alors que personne n'est encore venu poser la seule question qui vaille en la matière : pourquoi chaque être humain considère comme allant de soi d'être nourri par les autres et non par lui-même ? Pourquoi chaque être humain considère comme normal et moral de pratiquer l'hétéroalimentation et non pas l'autoalimentation ?
 
Ça fait partie de ces choses tellement ancrées profondément en nous et dans la société qu'on ne comprend pas, à priori, pourquoi cela devrait nous arrêter. Puis-je cependant vous inviter à faire "3 pas en arrière dans l'ordre des choses" pour prendre conscience ?
L'hétéroalimentation
est sûrement le fait humain le plus dingue qui soit. La totalité du vivant se soucie de s'autoalimenter depuis la nuit des temps. Mais l'homme actuel n'a pas de problème particulier avec le fait de ne pas s'occuper de sa nourriture (ou comment on peut passer de la chose la moins normale du monde à la plus normale). Il vaque à d'autres activités et quand il a faim, va à la cantine, au restaurant, ou bien va "faire ses courses" selon l'expression consacrée. Et donc, à la cantine ou dans le magasin, (ou au marché), il trouve de quoi manger. De la nourriture qui a été cueillie, préparée, lavée, assemblée, séchée, pêchée, tuée, par d'autres que lui et cela est NORMAL, MORAL, ça ne choque plus personne. La chose la plus choquante du monde ne choque plus personne... Ces autres qui ont préparé sa nourriture sont des personnes qu'il ne connaît pas dans la majorité des cas. Mais connaître la personne qui a cultivé la salade ne change rien bien-sûr à la magistrale question que pose l'hétéroalimentation.
Les aliments produits dans cette occurrence hétéroalimentaire, c'est-à-dire sous pression économique capitaliste ne sont jamais sain(t)s.​
 
Pourquoi est-ce normal ? Pourquoi est-ce moral d'agir ainsi ? Pourquoi parle-t-on d'écologie sans jamais parler de l'hétéroalimentation étant donné qu'arrêter avec elle, solutionnerait tout, radicalement tout ?
Et puis, oui, comment cela peut être moral ? Si vous pensez à des cas rares de véritable hétéroalimentation chez les animaux, vous ressentirez deux choses :  un problème moral et de l'anthropomorphisme ! Un animal qui tend à pratiquer une hétéroalimentation, vous fait penser... à vous-même, à l'homme actuel, et non pas sans une certaine gêne !!
 
Vous me direz que je ne fais que développer un des nombreux pans d'un problème beaucoup plus vaste déjà abordé : notre hétéronomie (l'inverse de l'autonomie) en toutes matières. C'est un peu vrai, mais quel pan incommensurable ! et surtout voilà un pan de l'hétéronomie qui touche tellement à l'essentiel dans nos vies.
 
Le phénomène de l'hétéroalimentation est d'une puissance abyssale, tout le monde est touché. D'ailleurs un certain nombre n'arriveront pas du tout à intégrer ce que je raconte. Mais de quoi parle-t-il ?!! Bien-sûr que je vais faire mes courses ! Et sinon je fais comment ?! Tout le monde ne peut pas être cultivateur ! Moi j'ai d'autres activités !
Voilà, le schéma universel : chacun pense que le cultivateur, c'est l'autre. Chacun pense qu'il n'a pas à produire sa nourriture, car il y a des agriculteurs pour ça et chacun pense qu'il a mieux à faire.
De l'amarante, du chénopode, de l'ortie poussent sous les fenêtres de nombreux qui sont en train de taper à l'ordinateur (parce qu'ils ont mieux à faire), mais ils iront "en rentrant du boulot" acheter des épinards qui ont été cultivées par un cultivateur. Tout ça pour être en phase avec ce principe d'hétéroalimentation universelle. Il pourrait très bien ramasser les trois plantes "en rentrant du boulot", mais là, on serait sur de l'autoalimentation et c'est contraire au (mauvais) fonctionnement de la société. Et vous me direz que les plantes que j'ai citées, il ne les connaît pas de toute façon. Mais ça aussi, ça fait partie du phénomène de l'hétéroalimentation : ne jamais apprendre tout ce qui mange autour de soi. Je suis tombé de ma chaise, moi, quand j'ai découvert que la plupart des feuilles des arbres se mangent (Tilleul, Bouleau, Noisetier, Merisier, Épicéa,...) et que dans les 6000 plantes bien connues dans le pays qui poussent spontanément, il y en a plus de mille qui sont comestibles et/ou médicinales... Mais tout ceci, c'est pas trop notre truc... ! Enfin si, mais TOUJOURS par l'intermédiaire d'AUTRES personnes. Nous pratiquons, nous, en permanence, l'hétéroalimentation. Nous pensons que l'autoalimentation c'est pour les singes. Si l'ail des ours est une plante sauvage délicieuse, eh bien alors que des gens inscrits à la chambre des métiers et de l'artisanat ou de l'agriculture (avec un numéro SIRET) aillent le cueillir, en fasse du pesto, mettent une étiquette avec un joli logo, le vendent sur le marché et j’achèterai leur pesto, s'il est bio ! Quant à moi, j'ai autre chose à faire que d'aller ramasser de l'ail des ours. Idem pour les châtaignes et la crème de marrons, Moi, je fais de l'informatique ! Je fais d'ailleurs des logiciels pour les agriculteurs ! Chacun son métier, (et les vaches seront bien gardées) et donc à midi quand j'ai faim, je paie, et y'a de la nourriture (c'est magique !)
 
Mais quand est-ce que l'humanité va se réveiller, afin de considérer cette façon de voir totalement amorale, perverse, égoïste et destructrice ? Et j'ai bien dit amorale et non immorale. L'hétéroalimentation est amorale, elle nie toute morale. Elle nie l'être, elle nie la nature, elle nie l'homme, elle nie tout.
Elle nie tous les autres être vivants qui en ce moment même s'alimentent eux-mêmes. Elle nie ce bel ours grandiose en train de pêcher un saumon, elle nie ce merle qui vient d'attraper un vers de terre, elle nie la coccinelle qui mange un puceron, elle nie celui-là qui vient de perdre sa proie... Mais elle nie aussi les rares être humains qui s'auto-alimentent : ce pêcheur, vieux et pauvre qui revient au rivage avec deux prises, et tous ceux, qui depuis la nuit des temps, cueillent ou cultivent, ramassent et grimpent aux arbres (quand je vous disais que c'est pour les singes !). Par l'hétéroalimentation, l'humanité actuelle, indigne, affreuse, nie tous ceux qui nous ont précédés et le plan divin dans son ensemble. Chaque être humain actuel qui prétend ne pas avoir à aller chercher sa nourriture lui-même envoie un gros crachat à la face des milliards de milliards de milliards qui sont allés la chercher ou qui l'ont fait pousser EUX-MÊMES.
 
Je ne vous parle même pas de ce désordre alimentaire planétaire causé par l'hétéroalimentation. Les gens, hétéroalimentés, tournent avec des centaines d'aliments différents qui ont voyagé en tous sens.
 
Et je ne peux pas vous parlez de tout ça et ne pas insister sur un phénomène associé de très grande ampleur : le refus général de tuer soi-même (mais aussi parfois même d'arracher des plantes, ça va avec). Une partie centrale de l'hétéroalimentation est donc l'hétérocide : ce sont d'autres qui tuent pour nous.
Et la raison est incommensurablement ironique : on aurait un sentiment d'immoralité à tuer nous-mêmes. Nous sommes de cette race abjecte qui se sent mieux en faisant tuer, qu'en tuant nous-même. C'est vrai quoi, si j'engage un tueur à gage pour tuer ma femme, c'est tout de même un peu moins immoral que de le faire moi-même, c'est bien connu !
Bon, et bien-sûr, là, on retrouve donc le fait central de notre société : L'HYPOCRISIE, l'autruchisme, ce côté mains propres à la Ponce Pilate, ce côté : "maggi maggi et vos idées ont du génie". Cette façon d'externaliser tout ce qui nous gène et d'y mettre un voile.
 
Je crois qu'il y a là une voie de guérison pour beaucoup d'entre-nous de se mettre à tuer dans le cadre d'une autoalimentation. Ce serait pour chacun comme un acte magique pour réintégrer d'un coup (du lapin) l'ordre cosmique. Ha comme j'aimerais voir dans les années qui viennent, tous ceux (mangeurs de cadavres), qui poussent des cris d'orfraie à l'idée de tuer eux-mêmes, finalement prendre leur courage à deux mains afin de saigner l'animal qu'ils ont décidé de manger. Il n'y a absolument aucune jouissance morbide de ma part là-dedans, je n'aime comme vous, ni voir le sang couler, ni infliger la mort. Mais je dois affirmer ceci de majeur : l'hypocrisie humaine et ses conséquences destructrices pour la vie dans son ensemble me dégoûte beaucoup plus qu'un lapin saigné avec un couteau pour s'autoalimenter. Et je crois de plus en plus que tuer soi-même est paradoxalement la solution à la destruction de la planète. La vérité est toujours dans les paradoxes.
Houla mais oui, qu'est-ce que je suis méchant d'aller pêcher un poisson et de le manger et de vous inviter à faire pareil ; les énormes chalutiers qui ratissent le fond des mers, c'est beaucoup plus gentil, c'est sûr. Il se trouve que vous n'arrivez pas à tuer le poisson, mais que vous arrivez à accepter le chalutier... Là, il y a un truc à régler, impérativement, urgemment de chez urgemment. On ne peut pas indéfiniment, sous un simple prétexte d'externalisation, tout se permettre.
 
Mais bien-sûr, il n'y a pas que le poisson et la viande. Il y a l'essentiel : ce monde végétal à embrasser pour s'auto-alimenter. Et il y a bien-sûr la reine des reines des plantes : l'ortie. Je crois qu'on n'a vraiment pas compris qui était l'ortie.
Il y a à accepter d'être un humain sur la terre et donc de s'occuper de tout ce qui va de la graine à la graine.
Par quelle sorte de magie noire, on a pu admettre comme normal de ne s'intéresser qu'au fruit, qu'à une toute petite partie du cycle ?!
Et la graine que vous avez mangée pourquoi vous l'envoyez à la station d'épuration alors qu'elle doit retourner dans votre terre, ainsi que tous vos excréments et votre urine ?
Pourquoi on se place hors des cycles ? Pourquoi on s'insère dans les cycles de manière opportune et égoïste, juste le temps de BOUFFER, pour en sortir ensuite parce qu'on a mieux à faire ?
Mais y'a t-il quelque chose de mieux à faire que de prendre soin de soi et de la terre, et donc de s'insérer totalement dans les cycles, de tuer sa propre nourriture, mais aussi de la gérer de la graine à la graine, de l’œuf à l’œuf ?
 
Voulez-vous tous continuer à vous en laver les mains ?
A être nourri par les autres ?
 
C'est ça que vous pensez du chalutier ? Que c'est la faute des autres ? Que c'est eux qui ont voulu les tuer, pas vous ! Jamais !!! Et que le poisson, il est tombé par hasard dans votre assiette ou bien, tout simplement, vous pensez : « maintenant qu'il est mort, autant le manger, hein, ce serait du gâchis ! Mais moi, je ne voulais pas le tuer ! »
Pilate pensait aussi ainsi : c'est eux qui veulent le tuer. J'ordonne, mais c'est eux qui le tuent, pas moi. Moi, je m'en lave les mains.
 
Sylvain Rochex, 22 juin 2019
 
P.S : si vous êtes vegans hétéroalimentés, passez votre chemin, je n'ai pas de temps à perdre avec des bobos qui jouent les fines bouches. Végans qui s'autoalimentent : là il y a du courage et le débat est permis (au moins je suis tranquille, ils sont 3 en Europe). D'ailleurs, "Végans", pour avoir quelconque sens, devrait intégrer un principe d'autoalimentation, sinon c'est du vent !
 
Et si t'es pas content Végans hétéroalimenté, répond d'abord à cette simple question, qu'est ce que tu fais de tous les animaux morts à cause du transport de ta nourriture vegan ?

 

Gilets Jaunes : Réclamer plus d'argent ou plus de moyens pour réduire sa dépendance à l'argent ?

 

plaqueminierVoici deux catégories de revendications Gilet-jaunées qui peuvent soit s'additionner, soit s'opposer, mais il est clair qu'il faudrait privilégier la deuxième et c'est malheureusement la moins courante pour le moment.

C'est de la terre qu'il faut exiger !
Réclamer plus d'argent ou plus de moyens pour réduire sa dépendance à l'argent, saisissez-vous l'abîme qui sépare ces deux idées ? Je pense que Logic sur le site des Moutons Enragés voit ce que je veux dire puisque c'est aussi ce qu'il dit. Tous ceux qui n'ont pas perdu la compréhension que toutes les richesses viennent de la terre, du sol, savent de quoi on parle.
La bataille pour obtenir les moyens de réduire sa dépendance à l'argent se situe donc principalement au niveau du foncier et d'une nécessaire révolution agraire. Une révolution agraire, c'est ce moment où change brutalement la répartition du sol. Pourquoi certains possèdent 1000 hectares, d'autres 100, d'autres 1 et puis encore d'autres 1000 m² et ceux-là un balcon ? Et puis la majorité qui ne possède rien, pourquoi ? Il nous faut d'ailleurs parler de simples possessions ou propriétés d'usage et non de propriétés publiques ou privées. De la terre et le droit d'habiter librement une habitation bio-climatique comprise entre 10 et 30 m² maximum par personne. Ce qu'on appelle depuis des siècles : les droits naturels !
Pourquoi ce mètre-carré coûte 30 cents et celui-ci 100 euros, ça suffit !!! Vraiment, ça suffit !!!! Pourquoi sur celui qui coûte 30 cents, je n'ai pas le droit de vivre ??! Ça suffit, vraiment ça suffit !!!! Gouvernants, sachez que nous voyons rouge et que ça va péter ! Que dis-je, ça y est, ça pète !!! Vive les Gilets Jaunes ! Destituons le Roi, tous les Rois et leurs bandes !

Merci encore à Logic sur le site des Moutons Enragés de dénoncer l'imposture et l'injustice abyssale des terrains à construire (à mettre en lien avec mon papier pour dénoncer les organisations monarchiques ou oligarchiques des communes). Les Gilets Jaunes doivent battre la campagne autant que la ville à la recherche de terres où s'installer et pourquoi pas — pour éviter le plus possible la violence — en dialogue avec tous ces plus de 70 ans actuellement en maison de retraite qui possèdent des hectares de prairies et de forêts et qui ne savent même plus où et combien. Oui, petite info au passage à tous ceux qui cherchent de la terre : vous en trouverez d'avantage en discutant avec des vieux dans une maison de retraite que sur "le bon coin" ; ce n'est pas qu'il faille abuser des vieux, c'est juste que nous sommes dans le papy-boom et que Papy, il connaît surtout les bons coins à champignon mais pas ce qu'est "le bon coin" (et puis celui qui met une annonce sur un site, c'est qu'il a souvent une volonté de profit en amont).
Mais revenons à nos moutons : la révolution des Gilets Jaunes doit être une révolution du sol, une révolution agraire : une autre répartition des terres doit naître de ce mouvement et un exode urbain massif doit apparaître. C'est la réponse la plus appropriée à la fois à l'urgence sociale et à l'urgence écologique. Les villes sont des prisons stériles et nocive où l'on vit mal. L'esclave moderne est un prolétaire qui habite la ville, qui est entièrement dépendant des flux de marchandises pour le moindre de ses besoins et qui consomme 8 hectares de terre sans jamais en voir ni en toucher. L'esclave moderne, oui, est totalement dépendant à l'argent. En s'installant sur une terre arable, l'esclave peut se libérer, car il peut trouver directement dans son milieu mille et une choses qu'il n'a plus besoin d'acheter (et marchandise qui ne doit plus faire des milliers de km). Même encore de nos jours, malgré la destruction des écosystèmes, l'abondance est à portée de main si on veut bien aller la chercher mais on a oublié combien la nature peut nous fournir tout ce dont nous avons besoin. On croit souvent à tort aujourd'hui que la nature peut nous offrir une petite dizaine de trucs comme du bois, des possibilités pour le maraîchage, quelques mûres et quelques châtaignes, et pour mettre des fleurs dans les vases, or, c'est infiniment plus que ça, puisque tout ce qu'il y a sur les rayons de votre supermarché vient de la nature et ne peut venir de nulle-part d'autre (c'est une lapalissade en or). Il y a tout dans la nature.
Chaque gilet jaune doit exiger de la terre au lieu (ou en plus) d'exiger de l'argent. Ou bien alors exiger de l'argent pour acheter de la terre et des arbres fruitiers. Pas plus tard qu'hier soir, j'ai ramassé pour au moins 200 euros de Kakis dans un seul arbre... Alors, faut-il exiger 200 euros qui partiront en fumée dans la poche des capitalistes ou bien de la terre et des plaqueminiers qui seront pérennes pour nous et nos enfants ??!
En parallèle de tout ça, je pense qu'il faudrait développer un vaste plan d'enseignement populaire, mutuel, et gratuit de la permaculture pour que chaque Gilet-Jaune ré-apprenne tous les bons gestes et savoirs ancestraux pour tirer ses besoins de la nature tout en aggradant son milieu.
Vive la Révolution qui est là ! Toute belle, jaune soleil, jaune d'or ! Prenons-en soin en allant rire avec tout le monde sur les ronds-points, péages et places ! Allons les chercher par la peau des fesses tous ces tyrans qui nous empêchent de vivre et ramenons-les dans la vie véritable : au champ Macron ! Va planter tes patates et tes radis comme tout le monde pauv-tâche ! C'est la lutte finale !
Sylvain Rochex, le 6 décembre 2018

Venez à l'Adrey du 9 au 16 juillet

Venez camper. Au menu, comme d'hab : douceur de vivre et partage de savoirs. Saveurs, Sapere, Sapience, Sapiens... Humus Sapiens.

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Ajout le lundi 9 juillet:

 

La semaine de permaculture-camping-skholè à la Table commence aujourd'hui.
Demain, mardi, nous serons un petit groupe à nous réunir la journée et/ou le soir pour une rencontre musicale/conviviale autour du feu, suivi par ceux et celles qui en ont envie par une ou plusieurs nuits de camping ou sous le ciel étoilé. Venez nous rejoindre avec vos instruments de musique!!!
 
Mardi après-midi, nous vous présentons un aperçu de la permaculture via la fleur de permaculture revisitée, qui englobe tous les aspects de l'existence. En fonction de chacun chacune d'entre nous, nous élaborerons ensemble quels pétales nous voulons voir s'épanouir pendant la semaine et les mois qui viennent, via notre cheminement personnel et les liens d'entraide qu'on pourra tisser et consolider ensemble.
 
On espère vous voir. A bientôt?

 

La Mairie de La Table dit NON à un projet de verger communal porté par la population

vergerLa période idéale de plantations d'arbres s'étale de novembre à mars, c'est pourquoi nous avons initié un projet de plantations d'arbres sur terrains communaux autour du mois d'octobre 2017. Un collectif d'habitants a porté un projet de verger communal et tout au long d'une série de demandes et de conseils municipaux, s'est vu opposé ce petit mot : NON. Non à la Vie, non à l'Amitié, non au Soin.

Voici, en lecture, ci-dessous, ma réponse de 7 pages à la Mairie de La Table.

Exception à nos distances prises avec l'argent : 1 campagne ulule...

ulule... pour nous aider à financer les matériaux de nos roulottes. Nous militons pour un monde sans argent. Nous donnons tout et ne vendons rien depuis des années. Nous pensons qu'il faut "Rompre l'enchaînement des ventes mutuelles"... Ça reste vrai mais comme les exceptions confirment les règles, en ce printemps 2018, nous faisons une exception dans cette prise de distance à l'argent pour une campagne Ulule (et pour essayer avec le système inédit dit de "crowdfunding") afin de nous aider à construire rapidement nos roulottes. Le site Ulule présente cette campagne à l'adresse suivante : https://fr.ulule.com/roulottes-a-ladrey/

L'argent n'est pas un sujet facile... (le pire), mais il nous faut encore parfois malheureusement en trouver. Et aucun moyen n'est réellement sain comme nous le dit si bien Thoreau :

« Les moyens de gagner de l'argent vous entraînent presque sans exception vers le bas. » disait ce cher H.D. Thoreau.

Nous nous essayons donc malgré tout ce jour avec la plateforme ulule pour financer les matériaux de nos futurs roulottes. Le système par dons ou mécénat reste, je pense, le moins pire de tous les moyens pour avoir de l'argent (pratiquer l'aumone n'est pas perçu spirituellement comme quelque-chose de vicieux). ​Merci beaucoup tout d'abord de partager le lien autour de vous si ça ne vous rebute pas. Et merci de contribuer si vous vous sentez bien avec ça (même un petit montant). C'est la première fois depuis très longtemps que nous faisons intervenir la notion d'argent avec "l'extérieur". Nous ne vous demandons pas de nous récompenser financièrement pour les efforts passés car ce serait un paradoxe, nous vous invitons seulement à embrasser qui nous sommes, notre histoire avec nos forces et nos faiblesses en lien avec l'histoire du monde. Car le problème de l'argent est un problème individuel et surtout collectif. Si le monde reste attaché au pognon et si nous ne voulons pas mourir, nous sommes un peu contraints... La froide mécanique du monde et les lois de pesanteur sociales s'abattent sur tous sans distinction. Mais soyez-sûr que nous travaillons tous les jours de notre vie à la disparition de l'argent et à l'avènement d'une nouvelle réalité dans laquelle les rapports d'argents disparaissent aux profit de rapports d'amitiés et d'entraide.

Nous restons militants d'un monde sans argent, vous pouvez donc être assurés que contributeurs ou non-contributeurs (ou gros contributeurs et petits contributeurs) ne seront JAMAIS séparés dans notre tête et dans nos cœurs. Si vous contribuez, c'est super, vous participez à l'achat des matériaux de nos roulottes, et si vous ne contribuez pas, vous méprisez peut-être l'argent et les rapports d'argent, et/ou préférez ne pas faire rentrer ça dans notre relation, et c'est totalement fantastique également !

Bref, merci dans tous les cas. La seule chose qui compte vraiment est que vous existiez et que ce monde change radicalement.

 

Février, les starting-blocks

 

usain bolt training start0553 Février. Le thermomètre peut afficher zéro voire beaucoup moins, de la neige peut tomber et pourtant ce n'est déjà plus l'hiver car si j'écarte des feuilles mortes en décomposition sur le sol, je peux déjà apercevoir des sous-pousses d'ail des Ours, en cueillir quelques-unes pour sentir et manger quelques grammes d'ail des Ours nouveau... La part de l'ours ! (et non celle du Colibri !).
Et dire qu'ils sont nombreux à m'avoir dit que le 3 mars, c'était un peu tôt pour fêter le printemps ! (Cf : rendez-vous prévu).
En février, pour le jardinier, c'est parti ! Je m'organise pour la mise en place des couches chaudes (mélange de paille et de crottin qui fait monter la température pour des semis ultra-précoces sous abris) et j'attrape déjà les graines des premiers semis possibles en pleine terre (fèves) ou sous abris (nombreux). Comme autre activité, je peux profiter de l'absence de feuillage pour défricher et éclaircir plus facilement en certains endroits forestiers que je souhaite "japoniser" un peu. J'observe avec bonheur le démarrage des jonquilles et autres commencements discrets tels que des changements d'aspect des bourgeons sur les arbres et arbustes qui sont en pré-bourgeonnage (ils paraissent moins secs, plus gonflés et brillants). Mince je ne suis pas encore allé voir du côté des tulipes si quelque-chose affleure, mais le safran, lui, est visible ! Je plante encore des arbres puisque c'est la saison pour ça (novembre-mars) : j'envisage de planter deux plaqueminiers sous peu. Je songe à améliorer mon dispositif pour récolter l'eau de bouleau puisqu'elle devrait arriver dans 10 à 20 jours (400 litres par arbre et par jour qui vont éjaculer des profondeurs, quel phénomène révolutionnaire prodigieux !). Je m'organise pour obtenir les graines qui me manquent pour la saison qui vient et je m'engage mentalement à plein régime, comme les années précédentes, dans cette saison paysanne qui sera forcément magnifique et resplendissante, encore plus magnifique et resplendissante tant je pourrais récolter toujours plus de fruits et de beauté de tout ce que j'ai mis en place dans la localité de ce jardin. Et le plus important c'est que tout ça, je ne le fais pas pour vendre des fruits et des légumes ou pour endosser quelconque rôle social conforme mais uniquement pour respecter l'ordre cosmique : je suis Homme sur la terre, je dois prendre soin de la terre et en tirer de quoi me maintenir, c'est dans l'ordre, c'est l'ordre (cosmos en Grec). L'univers et la société sont entropiques, je me dois de combattre l'entropie en une localité : mon corps et mon jardin, et c'est cela Être. « Mon faire consistera à Être » disait Etty Hillesum.
3 Février, je peux me dire que le vrai grand départ qui sera donné par le saule en fleurs bruyant d'abeilles est désormais imminent : car 3 semaines ça passe si vite (3 semaines au cours desquelles j'assisterai en plus à beaucoup d'autres commencements).
Ce jardin en permaculture, c'est mon Hestia, mon foyer, ce point fixe permanent à partir duquel tout commence, tout recommence et sur lequel je peux adosser Hermès : ce qui bouge, ce qui change, ce qui se déplace... Sur Hestia et Hermès, voir l'excellent texte de Jean-Pierre Vernant publié sur www.descolarisation.org.
A l'heure actuelle, les gens n'ont avec eux, ni Hestia, ni Hermès. Pas de foyer véritable, pas de centre permanent, pas d'habitat où l'homme s'occupe de lui-même et se maintient (voir tout ce que j'ai publié sur "l'habitat libre"). Quant à Hermès, le pauvre il a été tué par l'esprit de censure et de clôture (par la fausse démocratie et « la société du spectacle»), et par "Internet" et la disruption.
 
Car il y a une ombre incommensurable à ce tableau pré-printannier de Février : 7 milliards d'humains à côté de moi qui ont tous une bonne excuse pour ne pas s'occuper de la terre, des plantes et d'eux-mêmes. Alors vous me direz : non pas tous, il y en a d'autres comme toi ! Oui, 0,00001%... Alors que pour se mettre à inverser la pente suicidaire de l'humanité, les humains doivent impérativement se transformer en une armée de jardiniers désireux de prendre soin et prêts à abandonner toutes les autres activités-excuses nocives.
 
De bonnes excuses, sans arrêt, pour ne jamais avoir à poser un genou sur le sol et mettre les mains dans la terre. Car chacun le vivrait comme une chute, comme un échec ! Comment ça ?! Moi, le grand programmateur de jeux-vidéos ! Moi, le Grand homme d'affaires ! Moi, le Directeur d'agence bancaire ! Moi, le Grand artiste de théâtre ! Moi le Grand musicien ! Moi, le Grand Startupeur ! Moi, le Grand youtubeur ! Moi, le Grand Footbaleur ! Moi, le Grand web-master ! Moi le Grand ingénieur ! Moi ! J'en serais réduit à cultiver mes patates et mes courges ??? Alors que ma Grandeur et mes talents m'offrent justement le fait de pouvoir les acheter au supermarché ! Non, ce n'est pas possible ! Non, si je me suis sorti de ma condition primitive en programmant des jeux-vidéo ou en jouant au foot, ce n'est sûrement pas pour y retourner ! Tout ce que je fais, tout ce que j'agite, tout ce que je parle, c'est justement pour ne jamais avoir à mettre les mains dans la terre pour ma subsistance ! D'autres le font à ma place ! Et en plus pour ça, il faut des connaissances ! Moi, le programmeur de jeux-vidéos, j'affirme que pour cultiver des patates et des courges, il faut des connaissances !
D'autres le font ? Vraiment ?
Comment ça plus personne ne le fait et l'agriculture est devenue industrielle et c'est ça qui flingue tout ?!
 
Putain d'humanité, lâche, gorgée de dénis jusqu'à la lie et qui remet toujours à plus tard le fait d'arrêter les conneries.
 
Le printemps de l'humanité ne viendra-t-il donc jamais ?
Z'avez pas envie de vous enter enfin sur les starting- blocks du cosmos au lieu de ceux donnés par l'auto-mouvement de la société (ne me dites pas qu'en septembre 2018, il y aura une rentrée scolaire... si !!!!!?)
 
Février : il y a une opportunité dans l'air à saisir, une occasion à ne pas manquer, qui n'est pas donnée par l'auto-mouvement de la société, mais par celui du cosmos. Une opportunité que des milliards de milliards de milliards de milliards d'organismes, de bactéries, de cellules et de molécules ne vont pas manquer de saisir... Mais nous : on va la manquer. Parce que : ARGENT, POUVOIR, TRAVAIL, PROPRIÉTÉ, HIÉRARCHIE, RECONNAISSANCE, GOSSES, et SEXE. Parce que les gens sont justes des projectiles déterminés lancés à pleine allure qui réalisent un rayon de courbure à la con et puis c'est tout.
Mais moi, je ne comprends pas ce que les gens font.
La seule façon de contrer l'auto-mouvement pernicieux du monde qui nous prend de vitesse et nous emporte avec lui est de BIFURQUER (et donc de prendre soin...).
 
Sylvain Rochex — 3 février 2018

 

Et l'habitat sur la ZAD, ET AILLEURS ?!

cabane arbreRéponse ouverte à Reporterre.net
 
Votre article sur la ZAD comme bien commun est très bien, mais j'ai l'impression que sur Reporterre, vous éludez sans cesse un sujet crucial de chez crucial : celui des constructions, ce que les Zadistes nomment : l'habitat libre.
 
Ce sujet est capital et touche l'ensemble du pays et n'est curieusement jamais abordé par les uns et les autres "communicants" professionnels.
 
Si la ZAD devient bien commun, est-ce que cela autorise pour autant la construction libre de cabanes et petit "chalets" ou autres habitats vernaculaires et spontanés pour habiter librement individuellement et collectivement ? Je ne le pense pas, or, c'est le paramètre le plus crucial après celui de pouvoir disposer des terres.
 
Les nouveaux modes de vie expérimentés sur la ZAD passent surtout par cette notion très forte d'habitat libre où l'on habite là où on cultive, où la frontière entre vie quotidienne et vie productive est abolie, où l'on articule l'individuel et le collectif, où notre urine, quand on se lève le matin vient toujours amender notre sol et où nos épluchures de carottes sont directement balancées par la fenêtre ou données à nos poules sur le pas de la porte... (+ des milliers d'autres phénomènes organiques — et donc totalement et par définition écologiques — liés au fait que l'on ne vit plus de manière SÉPARÉE)
 
Et c'est cette question que des millions de français (et de gens dans le monde) attendent qu'elle soit enfin traitée pour ne plus être obligé de vivre en zone urbanisée, pour ne plus avoir 1 chance sur je-sais-pas-combien de trouver un terrain, pour ne plus vivre sur 500 mètre-carré et ne pouvoir mettre que 2 rangées de patates et 3 plantes aromatiques pour "faire comme si", pour ne plus prendre sa bagnole pour parcourir la distance entre son terrain agricole — quand on en a un — et sa maison en zone urbanisée, pour ne plus avoir à prendre un crédit sur 30 ans dans une banque, pour ne plus avoir à force sa force de travail pendant 30 ans pour payer son crédit et sa maison, pour ne plus avoir à demander une autorisation pour le moindre petit aménagement ou chantier, pour ne plus être obligé d'être locataire, pour ne plus être obligé de demander des allocations pour pouvoir payer son logement, pour ne plus devoir forcément être ami avec son maire et courtiser le conseil municipal afin d'obtenir ce qu'on veut obtenir, pour pouvoir construire et aménager de manière à favoriser la convivialité, le partage, les rencontres, et la vie commune etc. etc. etc.
 
Je pense que si on ne va jamais sur ce sujet, c'est que ceux qui seraient en capacité d'y aller vraiment, c'est-à-dire d'étudier les choses sérieusement (universitaires, journalistes ou autres logiciens), sont ceux-là même qui travaillent selon les normes du système, qui ont pris un crédit dans une banque et qui habitent de façon conventionnelle et légaliste, et pour eux, envisager qu'ils se fourvoient totalement dans cette façon d'habiter et qu'ils se sont "faits avoir" est peut-être trop douloureux pour eux. (« la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées. » Jean 3)
 
Et pendant ce temps, sur la terre depuis longtemps, nous n'habitons plus, nous sommes des logés (délogés !)
Je vous renvoie vers le magnifique livre de mon ami Ivan Illich : « L'art d'habiter », pour simplement constater avec Ivan que nous avons étrangement perdu en chemin ce trait caractéristique et fondamental de l'espèce humaine (...mais bon comme nous avons TOUT perdu...). C'est un des constats les plus puissants que j'ai fait ces dernières années : les gens n'habitent plus.
 
« Poser la question "où vivez-vous ?", c'est demander en quel lieu votre existence façonne le monde. Dis-moi comment tu habites et je te dirai qui tu es. Cette équation entre habiter et vivre remonte aux temps où le monde était encore habitable et où les humains l'habitaient. Habiter, c'était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. » Ivan Illich.
 
« [Quand on habite vraiment] Chaque être devient un parleur vernaculaire et un constructeur vernaculaire en grandissant, en passant d'une initiation à l'autre par un cheminement qui en fait un habitant masculin ou féminin. Par conséquent l'espace cartésien, tridimensionnel, homogène, dans lequel bâtit l'architecte, et l'espace vernaculaire que l'art d'habiter fait naître, constituent des classes différentes d'espace. Les architectes ne peuvent rien faire d'autres que construire. Les habitants vernaculaires engendrent les axiomes des espaces dans lesquels ils font leur demeure. » Ivan Illich
 
« Le logé a perdu énormément de son pouvoir d'habiter. Le logé vit dans un monde qui a été fabriqué. Il n'est pas plus libre de se frayer un chemin sur l'autoroute que de percer des trous dans ses murs. Il traverse l'existence sans y inscrire de trace. Les marques qu'il dépose sont considérées comme des signes d'usure. Ce qu'il laisse derrière lui, ce sont des détritus qu'enlèveront des bennes. (...) L'espace vernaculaire de la demeure est remplacé par l'espace homogène d'un garage humain. » Ivan Illich
 
Non seulement, nous sommes des "logés" et pas des habitants, mais il y a aussi tout le problème de la dispersion que j'ai maintes fois abordé (notamment PDF là : http://www.descolarisation.org/pdf/la_dispersion_contre_la_democratie_sylvain_rochex.pdf ou émissions de radio là : http://www.radio-gresivaudan.org/Dispersion-acceleration-sociale.html)

Concernant les expulsions politiques (et militaires !) de ceux qui cherchent à retrouver l'art d'habiter, Illich nous offre cette terrible analyse : (Est-ce que c'est ce qui attend finalement les Zadistes ?! Ou bien allons-nous enfin nous réveiller sur ce sujet ?)

 « Ils seront tous expulsés, moins parce qu'ils causent du tort au propriétaire des lieux, ou parce qu'ils menacent la paix ou la salubrité du quartier, que parce qu'ils récusent l'axiome social qui définit le citoyen comme un élément nécessitant un casier de résidence standard. » I. Illich
 
Mais faut-il rappeler que si les Zadistes ne sont pas encore expulsés et que leurs cabanes ne sont pas encore détruites, ce n'est pas le cas pour beaucoup d'autres gens dans le pays qui voient leur yourte détruite et la police arriver avec violence sur leur lopin "agricole" qui n'est malheureusement pas "constructible" parce que ces habitants n'ont pas eu la présence d'esprit de devenir Élu ou d'être amis avec les Élus et parce que ces gens ne veulent pas vendre leur force de travail pendant 30 ans au service des banques...
Et les communaux ailleurs que sur la ZAD !!? Chez nous en Savoie, on n'arrive même pas à obtenir le droit de planter un seul pommier sur des centaines d'hectares disponibles de la commune.
 
Autres propos d'Illich qui va dans le sens de la ZAD comme bien commun mais qui questionne l'habitat en parallèle ! :
 
« Il ne peut y avoir d'art d'habiter en l'absence de communaux (NDLR : et réciproquement !). (...) La guerre contre l'habitat vernaculaire est entrée dans sa phase ultime et on force les gens à chercher un logement - qui est un produit rare.  (...) presque partout dans le monde de puissants moyens ont été mis en œuvre pour violer l'art d'habiter des communautés locales et créer le sentiment de plus en plus aigu que l'espace vital est rare. Ce viol des communaux par le logement est aussi brutal que la pollution des eaux. (...) L'autoconstruction est considérée comme un simple violon d'Ingres. Le retour à la terre est jugée romantique. » I. Illich
 
« L'espace propre à porter les marques de la vie est aussi fondamental pour la survie que l'eau et l'air non pollués. Ce n'est pas le propre du genre humain que de se parquer dans des garages, si splendidement aménagés soient-ils, avec leurs douches et leurs économiseurs d'énergie. » I. Illich
 
C'est clair, nous n'habitons plus. Et c'est sans doute la question cruciale sur la ZAD, maintenant que cette histoire d'aéroport est derrière nous ! Comment pérenniser l'habitat libre dans ce monde où il est radicalement interdit ?! Or, comme dit Illich, c'est pourtant aussi vital que l'air et l'eau purs.

Le sujet de l'habitat, vraiment trop peu abordé est pourtant fondamental, en lui-même, mais aussi métaphoriquement. En effet, le vieux monde que nous voulons voir finir est comme un immense édifice (non vernaculaire donc, qui s'impose à nous), et nôtre tâche est de le faire disparaître sans le faire exploser directement sans quoi il nous tomberait dessus et nous tuerait. Cela consiste pour chacun de nous (et ensemble) à retirer brique après brique, patiemment mais sûrement. Les briques du vieux monde existent très logiquement les unes par rapport aux autres, et on est souvent obligé pour retirer telle ou telle d'en avoir préalablement retirées certaines autres.

Voyez-vous à quel point cette métaphore se superpose parfaitement à notre situation réelle en terme d'habitat ? Nous n'habitons pas, nous sommes des "logés", hétéronomes, dans des édifices, non respirant, malsains, pollués, non vernaculaires, qui nous enserrent, et nous font vivre une pression d'Enfer, insoutenable, INDIGNE.
Soit nous sommes "LOCATAIRES" avec la pression financière délirante du loyer à payer et avec cette relation si exquise, si DIABOLIQUE, avec "le propriétaire" ; tout ça, c'est UN ENFER.
Soit nous sommes PROPRIÉTAIRES et nous payons un loyer à la banque. La pression est la même. Nous sommes dans tous les cas en conséquence des esclaves du travail-des propriétaires et/ou des banques.
Et en plus, — et c'est bien le pire du pire qui devrait nous faire péter les plombs — , nous n'habitons pas (relire Illich ci-dessus).
De plus, ces mauvaises conditions initiales ne permettront pas une bonne articulation de l'individuel et du collectif, tout aussi fondamentale.
Et de cette situation initiale délétère découle des mauvais rapports humains (des conflits perpétuels) qui ne devraient pas nous étonner — ils sont une conséquence, un symptôme, il faut traiter la cause, qui est le mode d'habitat — .

Tout ça me fait penser aussi à la description de Giono au début du texte « l'homme qui plantait des arbres » : 

« Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit. Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancœurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières. » Giono.
 
Or à la fin du livre de Giono, les choses ont bien changé : « Sur l’emplacement des ruines que j’avais vues en 1913, s’élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d’érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s’est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l’esprit d’aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l’ancienne population, méconnaissable depuis qu’elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier. »
 
Non, nous ne sommes pas "faits" pour vivre l'absence d'amitié et de vie collective saine à l'extérieur, puis pour ensuite, essayer de "vivre ensemble" en se réfugiant dans des "logements" en couple ou à 4 ou 5 dans 50 mètres-carrés (et maintenant, depuis quelques années, tous derrière des écrans).
Notre vrai besoin à tous, CHACUN, c'est HA-BI-TER ! et habiter pour articuler l'individuel et le collectif et en articulant l'individuel et le collectif.
Et c'est d'avoir DE L'ESPACE ! DE L'AIR !!! Saint-Ex disait dans Citadelle cette chose très vraie : « le vice n'est que puissance sans emploi ». J'ajouterais la paraphrase suivante : le vice est aussi puissance sans espace.

Je vous renvoie aussi à mes autres articles : « Tuer l'idéologie pavillonnaire et l'idéologie de la maison bourgeoise » et « Ce qu'il faut de terre à l'homme ».
A l'heure actuelle (l'heure de la barbarie intégrale), une solution viable et assez miraculeuse existe dans l'habitat à ossature-bois, mur en paille et mortier, sur terrain agricole, déclaré en abris de jardin. On a tous appris des quantités de choses complexes et inutiles à « L'Éducation Gouvernementale ». Construire une petite maison de ce type est simplissime, à côté d'une infinité d'autres choses que nous faisons et que nous avons appris à faire (en étant FORCÉ en plus et à contre cœur).
N'est-ce pas le plus beau des travaux, qui se fait exactement à l'inverse d'un contre cœur, que d'AUTOCONSTRUIRE SA PETITE MAISON ?
Pourquoi on nous bourre le mou avec l'idéologie du travail, si ce n'est même pas pour réaliser le premier des travaux de l'homme, depuis que l'homme est sur la terre: HA-BI-TER (et se nourrir par ses propres moyens !).

Pourquoi ne pas habiter cette vie comme il se doit, comme le créateur la voulue ?
Pourquoi être esclave toute sa vie ?
Pourquoi continuer ces vies de dingues, où nous travaillons comme des dingues, simplement pour être logés dans des cages ?

Dans l'état actuelle des lois sur ce sujet, nous sommes littéralement interdits de vivre comme j'en parlais dans l'article suivant.
 
Concernant l'habitat, TOUTES nos lois ne concourent qu'à une seule chose : amener tout le monde, soit à vendre sa force de travail en s'aliénant dans un rôle pendant au moins 20 ans et/ou à prendre un crédit dans une banque pour le seul fait d'avoir un toit sur la tête.

Comment se fait-il que nous ne parvenons pas à nous focaliser collectivement sur ce point ABSURDE et gorgé de mal jusqu'à la lie ?! Comment se fait-il qu'un PEUPLE accepte cet état de chose scandaleux au dernier degré ?! Comment se fait qu'individuellement et collectivement nous acceptons que nos vies soient offertes aux banques et aux capitalistes uniquement par le truchement de lois absurdes qui empêchent de vivre ?

​Quiconque quitte les boulevards du fric et la loi de l'argent pour chercher la vie fera le même parcours concernant l'habitat. Les notions rencontrées au travers des lois seront toujours les mêmes : terrain agricole ou naturel, abri de jardin, « abri de moins de 20² », « abri moins de 5m²»,  « En tant qu'agriculteur », « Qu'a-t-on le droit de faire sur un terrain non-constructible ? », caravane, roulotte, camion, yourte, tipis, pilotis, "flottant", prérogatives du maire, ...

​Nous sommes des centaines de milliers, chercheurs de vie, à ​manipuler constamment ces notions dans tous les sens, à la recherche de LA solution, de LA bonne stratégie, alors qu'il n'y en a pourtant aucune. Car s'il y en avait une, tous les chercheurs de vie s'y seraient engouffrés depuis longtemps et tout le monde aurait fini par suivre. Pourquoi se refuser ce constat mortel ? Parce que ça fait trop mal au cœur ?
Concernant l'habitat, toutes les lois concourent JUSQU’À L'ABSURDE COMPLET, à ce que nous soyons tous radicalement INTERDITS DE VIVRE.
Si nous pouvions vivre, si nous pouvions quitter la loi de l'argent, s'il y avait une seule solution LÉGALE viable : tout le monde s'y engouffrerait, et ça ferait comme je le disais : un trou dans la bulle d'air, irrécupérable pour la loi de l'argent et des banques.

Et puis pourquoi faisons-nous à ce point-là les niais et les naïfs ? Nous savons bien que depuis des lustres, d'autres, avant nous, ont essayé de faire apparaître des trous et que c'est justement leurs actes qui ont permis, pour les gouvernements, de mettre au point de nouvelles lois afin de créer les nouvelles impasses nécessaires au maintien de la loi de l'argent.
A chaque nouveau commencement de trou vers le chemin de vie, en réaction, une nouvelle lois vient y mettre un terme instantanément.

Tant que les individus n'auront pas le courage de brandir sans faiblir, sans fléchir, cette certitude que nous sommes radicalement interdits de vivre, et que nous vivons dans la pire dictature qui soit depuis la nuit des temps, rien de bougera d'un iota. Car ce système vit de notre tendance à nous satisfaire de l'illusion de vie. Tant que nous ne serons pas un nombre substantiel-critique à affirmer que la vie est autre chose que l'état de chose actuel, rien de bougera. Tant que nous nous satisferons, même bon an mal an, de l'état de chose, rien ne bougera. Tant qu'il n'existera pas en chacun de nous un incommensurable NON, PERMANENT, rien ne bougera.

Rien ne bougera : la réalité restera opposée à la vie et à l'amour.
La réalité restera la matérialisation constante de la loi de l'argent. Nous continuerons de vivre en Enfer.

Alors, prêts pour HABITER à nouveau la terre ? Embarquons !
Sylvain Rochex — www.descolarisation.org

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