I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

News

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

Sur le refus de parvenir

« Les honneurs déshonorent, le titre dégrade, la fonction abrutit. » Flaubert

*****

« Si nous voulons un monde nouveau, comment accepter de grimper, d'être reconnu par des institutions du vieux monde ? »
Marianne Enckell

Autres citations sur le refus de parvenir

Le corps enseignant ?

On parle toujours du « corps enseignant », mais jamais de son âme... C'est parce qu'il n'en a pas. Et s'il en avait une, ce serait évidemment celle, noire et vicieuse, de Jules Ferry.  S.R.

julesferryamenoireVoici le monsieur qui s'occupe de vos enfants !

descoetdroit

« L'éducation, avec son fer de lance qu'est le système de scolarité obligatoire, avec toutes ses carottes, ses bâtons, ses notes, ses diplômes et ses références, m'apparaît aujourd'hui comme la plus autoritaire et la plus dangereuse des inventions humaines. C'est la racine la plus profonde de l'état d'esclavage moderne et mondialisé dans lequel la plupart des gens ne se sentent rien d'autre que producteurs, consommateurs, spectateurs et fans, motivés de plus en plus, dans tous les aspects de leur vie, par l'appât du gain, l'envie et la peur. »

John Holt

Lien vers des centaines d'autres citations sur le sujet (mis à jour une fois par mois)

 

​​​​​​Ne Rentrée pas, S​​orté​​e​​ !​ ​(de votre coquille)​ ​

 adrey juin17 sr dLa Rentrée. Je ne peux pas le croire : cet espèce d'égrégore négatif surpuissant est toujours là, sensationnel, dégoulinant, suintant ! Oui, ce concept de Rentrée à l'étable des moutons, de Rentrée des poules dans leur cage, de Rentrée vers le fond de la caverne est toujours là, dans le monde d'en bas.

Deux temporalités coexistent : celle Étatique-Scolaire et celle du cosmos.
L'alternance travail-forcé et vacances correspond à la première alors que dans le temps du cosmos, il y a ni travail ni vacance.
 
La temporalité étatique-scolaire, c'est celle de la masse, celle de la masse de la nasse et de la nasse de la masse qui emprisonnent les individus tant ils sont craintifs et terrorisés en dehors du grégarisme. Ils ne savent vivre que s'ils sont validés par les autres comme membre du troupeau en tant qu'ils valident le troupeau en retour.
Pour certains, ça fait 20 ans qu'ils suivent le troupeau, pour d'autres, 30 ans, 40 ans, 50 ans... Quand ils commencent à se poser des questions — s'ils viennent à s'en poser —, il est trop tard : chaque pas loin du troupeau sera vécu comme une torture toujours plus grande à mesure que les années passent. Il y a un mobile inconscient — lié à la servitude volontaire — qui amène les gens à courir le plus vite possible vers des seuils apparemment irréversibles pour
​ ensuite​
s'autojustifier jusqu'à la mort : « je n'ai plus eu le choix après avoir franchi tel seuil » — alors qu'ils se dépêchent tous de franchir les seuils... —.
Ils ont pris le pli de l'école, puis celui du travail et des enfants qu'ils emmènent à l'école pour recommencer un tour de roue ; le pli du crédit dans une banque, le pli de ce qu'ils convient de dire et de faire. Ils ont pris tous les plis de la temporalité étatique-scolaire. Ils ne vivront pas. Les mères et les pères se plient en quatre, ploient continuellement sous les attendus. Ils ne font que se reproduire machinalement.
Et jusqu'à leur mort physique, à chaque fois que sonnera la fin du mois d'août, ce sera La Rentrée. Ils suivent le troupeau, il ne peut pas leur venir à l'esprit que ce n'est pas La Rentrée puisque C'EST La Rentrée. Car ce qui est, c'est leur milieu : cette vase putride pleine d'immondices, cette barbotière de pétrole visqueuse. Ils sont comme des goélands figés dans une marée noire dès la naissance
​ (ils n'ont aucune idée de la douceur de voler)​
.
« L'homme est comme le lapin, il s'attrape par les oreilles ». Pour tous ces gens, il suffit de dire les choses, de les écrire et ils le croient. Il suffit de les effrayer un chouia par quelques mots de magie-noire et ils continuent d'avancer.
Ce qu'ils veulent en fait c'est de n'être jamais né. Mais ce qu'ils veulent ce n'est pas d'être resté dans le néant, non, ce qu'ils veulent c'est LE PLACENTA jusqu'à la mort. C'est ça qui dirige leur non-vie : rester une larve dans une poche de protection à partir de laquelle tout arrive pour se maintenir et se conserver dans ce stade larvaire, placentaire, perpétuellement régressif, involutif.
Que ça soit au niveau de la petite histoire de l'individu ou bien au niveau de la grande histoire du monde, tous les efforts sont dirigés dans ce sens du régressif-placentaire-larvaire.
Un fauteuil de cinéma, une voiture, un bureau d'écolier
​ ou à l'université​
, l'argent ou Maman qui rempli
​t​
le frigo, le super-marché, les jeux-vidéos l'informatique
​-
internet et les smartphones-SMS, toutes les marchandises, toutes les fausses jouissances et paradis artificieux, toute cette organisation mondiale qui vise à déverser sur chacun en continu un flot d'objets et de nourriture diverse, tous ces bibelots
​-
joujoux-doudous à la con, toute cette propagande, toute cette prise en charge permanente par des institutions, par un État qui fixe donc le temps et les rythmes, la cadence. Tous nos objets techniques qui sont des prothèses pour « ne pas avoir à ».
Toute la non-vie de l'homme argenté vise à rester une larve dans un placenta, dans une coquille.
Et l'Étymologie de placenta, c'est gâteau ! Oui, voilà, c'est ça, on est passé du néant à la presque-vie, pour rester immobile dans des poches et s’empiffrer comme des porcs (et maintenant on communique avec l'extérieur avec des SMS qui consolident la coquille).
On le voit faire l'enfant qui fait tout pour être enfant le plus longtemps possible. On la voit faire cette dissociété qui fait tout pour que les enfants soient des enfants le plus longtemps possible. Ensuite, on le voit faire cet adolescent — comme on les appelle — qui procrastinent à l'infini pour rester à tout prix une larve jusqu'à ce que l'argent et le travail puissent prendre le relais de Maman qui remplissait le frigo et payait le ticket de cinéma.
 
Ce n'est pas un hasard si le Dieu-Argent porte un nom si proche de celui de la mère : Mammon. Une vie entière dans les jupes de Mammon ! Dans le placenta de Mammon ! Une vie à chialer que Mammon soit là, nous berce. Téter le sein de Maman puis téter les billets de banque de Mammon pour aller chercher au super-marché du lait en poudre. On veut sa Maman et on veut de l'argent (c'est la même chose) ! Voilà, la biographie des gens.
Les choses sont claires : l'homme connaît deux stades d'involution vers la mort. D'abord, il est larve dans un placenta (parents et enfants s'organisent ensemble pour faire durer cela jusqu'à 25 ans). Ensuite, il est larve dans un placenta qui est forcé d'aller périodiquement exécuter une somme de gestes dans le but d'avoir le droit de conserver cet état de larve dans un placenta, le même état que dans la première partie de sa « vie ». C'est tout. Ensuite, il meurt.
L'état de l'homme argenté (l'homme possédé par l'argent), c'est le refus de vivre. Il existe bien-sûr une masse d'hommes qui passent leur « vie » à dire qu'ils ne devraient pas « vivre » ainsi et qu'ils sont en train de changer, d'évoluer, de cheminer. La beauté-laideur de ce mensonge est sidérante. Ce type d'homme a seulement davantage conscience d'être à l'état de larve-placentaire et inventent continuellement des fables concernant leur évolution en cours pour quitter le stade larvaire alors que les faits sont là, ils font comme les autres : ils travaillent pour se maintenir, pour se conserver au stade larvaire. Ces fables servent seulement à procrastiner, à gagner du temps et à rassurer cette part de leur conscience qui sait que quelque chose ne va pas.
 
Aller ! C'est la Rentrée des larves ! L'heure de se recroqueviller ! C'est Mammon-Maman qui l'a dit. L'heure d'aller travailler pour être bien assuré de demeurer une larve dans sa coquille jusqu'à la mort.
​Alors je sors de ma coquille d'orthographe volontaire pour vous hurler : Ne rentrez pas, sortez ! (de votre coquille !)
Et je termine par une citation de Catherine Baker située en pied de page de ce site sur la Déscolarisation  : « S'en sortir ? ... Faudrait peut-être commencer par ne pas y entrer, déjà ! »
 
 
 
Sylvain Rochex - 29 août 2017

​photo : L'Adrey. Juin 2017. S.Rochex.​
 

 

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Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn