I) « Tout mouvement de libération de l'homme ne saurait plus passer maintenant que par une déscolarisation.»

Ivan Illich

II) « L'oppression des enfants est première, et fondamentale. Elle est le moule de toutes les autres. »

Christiane Rochefort

III) « Quels enfants allons-nous laisser à la planète ? »

Jaime Semprun

IV) « Non plus créer des écoles alternatives, mais des alternatives à l’école »

John Holt

V) « Notre principale menace aujourd'hui est le monopole mondial de domination scolaire sur l'esprit des hommes. »

Everett Reimer

VI) « Ce qui me paraît le plus insupportable, c'est que l'école me séparait de moi-même. »

Christian Bobin

VII) « Plus l’homme se connaît par la voie officielle, plus il s’aliène »

Raoul Vaneigem

VIII) « Je perçois l'école non pas comme une institution qu'il faut réformer et perfectionner, mais comme une prison qu'il faut détruire. »

Cornélius Castoriadis

IX) « Ce qui abrutit le peuple, ce n'est pas le défaut d'instruction mais la croyance en l'infériorité de son intelligence. »

Jacques Rancière

X) « Prisonnier de l'idéologie scolaire, l'être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l'école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. » Ivan Illich

XI) « Les hommes qui s'en remettent à une unité de mesure définie par d'autres pour juger de leur développement personnel, ne savent bientôt plus que passer sous la toise.» Ivan Illich

News

COUV NEXUS 108 WEBOn parle de nous (interview) dans le numéro 108 de Nexus de Jan/Fév 2017

Dossier « Déscolariser la société »

moinsOn a participé au dossier sur la déscolarisation du numéro 24 (août/sept 2016) du journal romand d'écologie : - Moins

Attention aux méprises !

Nous ne sommes pas pour l'Instruction En Famille (IEF) sauf comme solution temporaire, celle-ci est inégalitaire et faire la part belle à une autre institution de l'ordre adulte presqu'autant problématique que l'école (si ce n'est plus !) Pourquoi toujours penser les choses en terme de systèmes fermés ?

Notre revendication se situe sur les communs et un monde ouvert : établir des écoles libres (chacun est libre d'y aller quand il veut), égalitaires (chacun peut intervenir pour enseigner), communales, citoyennes, gratuites, débarrassées de l'État, dans les espaces publics et communs, autogérées.

L'école de la peur (texte complet)

ecoledelapeur

Bibliographie déscolarisation

Une société sans école
Ivan Illich
Mort de l'école
Everett Reimer
Le maître ignorant
Jacques Rancière
Comme des invitées de marque
Léandre Bergeron
Les apprentissages autonomes
John Holt
Pour décoloniser l'enfant
Gérard Mendel
Avertissement aux écoliers et aux lycéens
Raoul Vaneigem
Apprendre sans l'école
John Holt
Et je ne suis jamais allé à l'école
André Stern
La fin de l'éducation ? Commencements.
Jean-Pierre Lepri
Insoumission à l'école obligatoire
Catherine Baker
L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure
Jean Foucambert
De l'éducation
Jiddu Krishnamurti
Pour l'abolition de l'enfance
Shulamith Firestone
L'école mutuelle, une pédagogie trop efficace ?
Anne Querrien
L'enfant et la raison d'Etat
Philippe Meyer
Le pédagogue n'aime pas les enfants
Henri Roorda
Les enfants d'abord
Christiane Rochefort
Les cahiers au feu
Catherine Baker
La fabrique de l'impuissance 2, l'école entre domination et émancipation
Charlotte Nordmann
La fabrique scolaire de l'histoire
Laurence de Cock et Emmanuelle Picard
L'école contre la vie
Edmond Gilliard
Libres enfants de Summerhill
A.S. Neill
Soumission à l'autorité
Stanley Milgram
Si j'avais de l'argent, beaucoup d'argent, je quitterais l'école
Une éducation sans école
Thierry Pardo
La véritable nature de l'enfant
Jan Hunt
C'est pour ton bien
Alice Miller
L'herméneutique du sujet
Michel Foucault
Ni vieux ni maîtres
Yves Le Bonniec et Claude Guillon
L'individu et les diplômes
Abel Faure
La domination adulte
Yves Bonnardel
Encore heureux qu'on va vers l'été
Christiane Rochefort
S'évader de l'enfance
John Holt
Inévitablement (après l'école)
Julie Roux

Article en avant

mamandeserie

Global larcin

Le monde est un grand larcin, un grand accaparement très diversifié, chacun son butin :

Les Élus volent le pouvoir.

Les universitaires volent l'université.

Les professeurs volent l'apprendre.

Les bibliothécaires volent les bibliothèques.

Les propriétaires volent la terre.

Les patrons volent la force de travail.

Les médecins volent la médecine.

Les médias volent l'information. ... etc. (S.R.)

Scolarisation du monde (le film)

schooling the worldAvec sous-titres Fr (bouton CC)

Outil n°1 pour lever le voile

etymosvignette

Les deux faces de la même médaille

mairieecoled

Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans un onglet

Article du 30/08/2015

Un document exceptionnel !

millecitations

Nos liens Illustrateurs

Émissions en direct sur une radio locale

LE MONDE ALLANT VERS..., un jeudi sur deux à 19h30, sur la petite radio locale : RADIO GRÉSIVAUDAN.

Vous pouvez écouter ces émissions en rejoignant le site internet de Radio Grésivaudan ou en ouvrant votre radio sur la bonne fréquence.

Générique de l'émission :

Participez en direct en appelant le :

04 76 08 91 91

Accéder aux archives des émissions sur le site de Radio Grésivaudan.

Et si la cause des causes était l'absence d'architecture spirituelle chez chacun ? --> Ecoutez l'émission sur "La Citadelle" :

Fallait oser...

« L'enfant a droit à une éducation gratuite et obligatoire. »

Charte des droits de l'enfant de l'UNESCO

Bossuet nous disait :

« Il n'y a point de plus grand obstacle à se commander soi-même que d'avoir autorité sur les autres. »

 Professeurs, déscolarisez-vous !

« Les enfants ne sont pas seulement extrêmement doués pour apprendre; ils sont bien plus doués pour cela que nous. En tant qu'enseignant, j'ai mis beaucoup de temps à le découvrir. J'étais un enseignant ingénieux et plein de ressources, habile à élaborer des séquences de cours, des démonstrations, des outils de motivation et tout ce galimatias. Et ce n'est que très lentement et douloureusement - croyez-moi, douloureusement ! - que j'ai réalisé que c'était quand je me mettais à enseigner le moins que les enfants se mettaient à apprendre le plus. »

John Holt

Corollaire ou conclusion de cette idée de Holt : si on enseigne à l'E.N., c'est donc pour propagander, détourner, aliéner.

 

Autonomie véritable

Autonomie véritable

Les bases de l'autonomie véritable :

- La Permaculture

- L'autoconstruction

- Le banissement mental de toutes les idéologies et propagandes actuelles liées à l'immobilier.

- Les arbres fruitiers (très diversifiés, rustiques, à gros rendements)

- La conservation des aliments

- Les plantes comestibles et médicinales (sauvages ou non)

- Se déconditionner quant à l'impossibilité de réaliser ses rêves d'autonomie et de vie simple et bonne.

- Résoudre la question de l'eau et de l'énergie

- L'entraide et le partage des outils et des connaissances.

Contactez-nous si vous n'y croyez pas, pour en discuter (04 56 29 35 06). Ce qui est incroyable et irrationnel, c'est le système capitaliste, non pas l'autonomie véritable.

Ce qu'il faut de terre à l'homme

ce qu'il faut de terre à l'hommeC'est le sous-titre d'une nouvelle de Léon Tolstoï que vous pouvez lire ici. Et c'est le titre d'une bande dessinée sortie assez récemment chez Dargaud, réalisée à partir de la nouvelle de Tolstoï susmentionnée.

Certains disent que cette histoire donne une parabole pour dénoncer l'avarice de l'homme qui ne sait pas se satisfaire de ce qu'il a et qui veut toujours plus. Je ne suis pas tellement d'accord avec cette analyse. Cette histoire raconte plutôt la folie qui s'empare de l'homme quand ce dernier ne dispose pas (pour une foultitude de raisons diverses) de la quantité de terre nécessaire à une vie d'homme. Tolstoï n'a eu de cesse de constater que les paysans Moujiks étaient miséreux car ils ne disposaient pas de leur terre (+ servage) et de pas assez de terre (et il a souvent tenté d'y remédier).
Oui, car il faut disserter sur cette question de première importance : combien faut-il de terre à l'homme ? Et en 2016, comme depuis des siècles, on se porterait beaucoup mieux si chaque homme se posait la question pour y répondre (pour lui et pour les autres, donc pour l'homme) et prendre les mesures (révolutionnaires) nécessaires correspondantes.

La question entière c'est celle-ci : combien faut-il de terre à l'homme pour qu'il soit libre et heureux ? On peut répondre par un intervalle, mais on peut aussi se hasarder à donner un chiffre (ça aide à clarifier).
L'intervalle selon moi est le suivant : entre 1 et 4 hectares. Et le chiffre précis : 3 hectares - il m'arrive parfois de dire 2 (mais l'argument personnel des chevaux me poussent souvent à l'augmenter un peu). Ce chiffre doit répondre aux besoins de l'homme, à ses droits naturels (sur lesquels on peut toujours débattre) : se nourrir (des aliments sains), boire (de l'eau pure), respirer (de l'air pur), se vêtir (naturellement), s'abriter (vernaculairement), se déplacer (naturellement).

La propagande (Éducation Nationale, Industries Culturelles, Algorithmes), et la normalisation sociale a malheureusement donné aux gens des objectifs autres que celui d'avoir la quantité de terre nécessaire pour leur vie. Si chaque homme disposait de quantité de terre qu'il lui faut, il n'y aurait plus de capitalisme qui tienne (et peut-être plus d'asservissement de l'homme par l'homme).

Il est très intéressant, voire mystique (notamment chrétien) et un peu "communiste", de constater que ce qu'il faut de terre à l'homme (dont je viens de faire une proposition sensée), et la quantité disponible en cas de partage équitable est approximativement la même. Effectivement, que ça soit à l'échelle du monde ou à l'échelle de la France, si on divise le nombre de terre arable disponible par le nombre de personne, on arrive bien à ce chiffre de 1 à 4 hectares par personne - ce chiffre est plus petit à l'échelle de la France qu'à l'échelle du monde, mais on reste confortablement dans l'intervalle -. N.B : en enlevant du béton (des autoroutes et autres), on pourrait peut-être retrouver pour la France, le même chiffre que pour le monde.

Je précise bien qu'il ne s'agit pas pour moi de placer bêtement un être humain, tout seul, par parcelle cadastrale de 3 hectares. On peut évidemment faire tous les regroupements qu'on veut. Je dis juste qu'il est crucial, vital, d'avoir, chacun, constamment en tête : ce qu'il faut de terre à l'homme. Ainsi deux ou trois foyers pourront sans doute vivre confortablement, libres et heureux sur 6 hectares.

Évidemment, j'arrive maintenant sur nos règles (qui ne sont pas les nôtres, mais celle des oligarques au services du capitalisme) d'urbanisme et autres d'aménagement qui nient de A à Z : ce qu'il faut de terre à l'homme. Si nous réfléchissions tous les jours à ce qu'il faut de terre à l'homme, on pourrait se dresser contre ces lois iniques, mais les gens ne songent pas tellement à : ce qu'il faut de terre à l'homme.

Je l'avais déjà dénoncé dans un texte qui s'intitulait : « Soit tu habites soit tu cultives ! » : les règles d'urbanisme et agricoles actuelles fondent un monde où la question de l'habitat est follement et dramatiquement séparé de la question de la subsistance et cela constitue une hérésie totale qui devrait tous nous bouleverser au plus haut point.

Deux situations qui favorisent l'incomplétude pour tous coexistent : soit tu es sur le régime des terres constructibles et tu n'auras jamais ce qu'il faut de terre à l'homme. Soit, tu es en zone agricole ou naturelle, et là, tu disposes de ce qu'il faut de terre à l'homme mais il est très complexe d'avoir le droit d'habiter (cela est empêché le plus possible par les lois et mœurs en vigueur). Il est très rare de trouver une parcelle constructible immédiatement bordée de grands espaces agricoles ou naturels qu'on peut également acquérir. Et puis de toute façon vu le prix exorbitant des terres constructibles, il restera souvent plus grand chose pour acquérir des terres "agricoles" ou "naturelles" même si elles sont peu chères.

Or, nous avons tous besoin d'habiter là où nous cultivons et vice versa.
Quand il est loisible de détailler tout ce qui lie organiquement le fait d'habiter et le fait de cultiver - pour constater qu'habiter et cultiver est en fait une seule et même chose -, tous les professionnels agricoles sur leurs 50 hectares, tous les bourgeois sur leur petite parcelle constructible de 1000 mètres-carrés ou tous les habitants des villes, classes moyennes, ou tous les prolos des banlieues déchantent et comprennent enfin là où le bât blesse (et qu'il blesse très très fort).

Les cycles du corps, les cycles de la maison, les cycles des champs, les cycles de l'eau, les cycles des arbres, les cycles de nos animaux, les cycles de tout ce qui vit autour de nous, les cycles des saisons sont tous organiquement - et mentalement pour l'homme - imbriqués. Les besoins du corps, les besoins de la maison, les besoins des champs, les besoins de tous les animaux autour de nous, et les besoins des saisons sont tous intimement, cosmologiquement reliés et se répondent de façon infiniment complexe.
Le principal élément (mais ce n'est pas le seul) qui fonde cet équilibre est que le déchet de l'un est la nourriture de l'autre. Je fais pipi plusieurs fois par jour, il est intolérable que tout cet azote ne termine pas dans mon champ - pour ne donner que cet exemple -, mais il y en a des milliers si vous réfléchissez en terme de nourriture et de déchets. En fait, c'est là d'ailleurs où la notion de déchet disparaît totalement... Si les notions de nourriture et de déchets sont séparés c'est parce que habiter et cultiver sont séparés.
L'agriculture pérenne (la permaculture) a besoin d'un milieu diversifié : le complexe agro-sylvo-pastoral (Des champs, des prairies, des pâtures, des haies, des arbustes, des arbres et de la forêt) dont parle Claude Bourguignon. Cela est impossible à avoir sur une trop petite surface. Il faut de la terre à l'homme. Il ne lui faut pas 80 hectares, mais 1,2,3,4,5,6.

Ce qu'il faut de terre à l'homme... On peut s'obnubiler (étymologiquement : s’obscurcir de nuages) sur beaucoup d'autres choses, pourtant si chacun tentait de répondre à cette question (pour lui, pour les autres : pour l'homme !) et de prendre les mesures (révolutionnaires) qui s'imposent subséquemment, la face du monde changerait immédiatement.

Une dernière chose pour insister. Ce qu'il faut de terre à l'homme, c'est bien se demander ce qu'il faut de terre à chaque homme. Donc, celui qui a ce qu'il lui faut de terre voir plus (et c'était le cas de Tolstoï) ne peut être tranquille (libre et heureux) en étant entourés d'êtres qui ne disposent pas de la quantité de terre nécessaire à l'homme.
Mais celui qui a assez de terre pour lui, que doit-il faire ? Il doit continuer de répondre à la question combien de terre faut-il à l'homme, et soit il en a trop alors il doit distribuer son surplus de terre, soit il a juste ce qui lui faut et il doit alors éviter de tomber dans l'écueil (faussement généreux, faussement chrétien) qui consiste à accueillir de façon pérenne une trentaine ou plus de miséreux sur ses 2 hectares (ça ne servirait à rien qu'à du conflit) mais il doit s'activer intensément, il doit brûler, s'échanger, pour une révolution agraire totale et s'échiner (socialement, culturellement, politiquement, juridiquement, législativement, artistiquement, publiquement...en paroles et en actes) chaque jour, pour que chaque homme autour de lui, tendent à avoir ce qu'il faut de terre à l'homme. Et puis, il doit donner dans tous les cas aux autres : le surplus en nourriture et bienfaits de ses 2 hectares. Il peut effectivement expérimenter le sacrifice en se privant, mais il doit savoir que l'homme est faible et que le sacrifice en est rarement un pour l'homme, que l'homme qui s'est sacrifié attend malheureusement toujours la contrepartie et qu'il vaut donc mieux ne pas se sacrifier pour ne jamais exiger auprès des autres de contreparties (car c'est alors pire que de ne pas donner.

Sylvain

 

Pourquoi vivons-nous dans une société de mort ?

L'explication parfaite sur pourquoi nous vivons dans une société de mort (qui engendre toujours plus de mort - d'entropie)

Je vais vous dire de la façon la plus simple et évidente du monde pourquoi nous vivons dans une société de mort.

L'être humain est un être vivant qui a des besoins vitaux à satisfaire comme tous les êtres vivants, mais l'être humain n'en satisfait aucun (il est à chaque fois : ASSISTÉ et donc in fine inapte et dégénérescent - cet éthos (de mort) est créé par la propagande, l'Éducation Nationale en tête).
S'occuper de TOUS ces vrais besoins (chacun et en nous entraidant) nous rendrait vivants, or nous nous en n'occupons pas, nous nous occupons de faux-besoins et ça nous tue.
Nous quitterions la société de mort pour la Vie si chacun s'occupait de subvenir directement à ses besoin vitaux (« Le souci de soi » Épimeleia heautou, dont parle la philosophie depuis des millénaires).
1) S'occuper d'avoir un abri. Ce qui implique de le construire et de l'habiter (et de le posséder entièrement). Nous ne faisons pas cela. Nous n'habitons pas, ON nous loge, ça n'a rien à voir.
2) S'occuper de nous chauffer quand les températures baissent. Nous ne faisons pas cela, nous appuyons sur un bouton. Nous nous chauffons pas, ON nous chauffe, ça n'a rien à voir.
3) S'occuper de nous nourrir. Nous ne faisons pas cela, nous allons à Carrefour ou à Biocoop. Nous nous nourrissons pas, ON nous nourrit, ça n'a rien à voir.
4) S'occuper de boire de l'eau pure. Nous ne faisons pas cela, nous payons un abonnement au syndicat des eaux, nous tournons le robinet et cette eau n'est pas pure. Nous nous désaltérons pas, ON nous donne à boire, ça n'a rien à voir.
5) S'occuper de déposer nos excréments et urines de façon à ce qu'ils finissent dans le sol. Nous en soucier. Nous ne faisons pas cela. Nous faisons dans l'eau potable, nous souillons les eaux de surface et l'État s'en occupe tant bien que mal (à notre place). S'occuper de sa merde serait un bon début pour devenir un être vivant (d'ailleurs, on voit que le mot "besoin" est ici tout entier dévolu). Nous ne nous occupons pas de nos besoins, ON s'en occupe à notre place.
6) Respirer de l'air pur. Nous ne faisons pas cela, nous acceptons de respirer un air pollué.
7) S'occuper de nous habiller. L'homo sapiens n'ayant plus de poil, il lui faut trouver à se couvrir (à partir de fibres végétales ou animales). Nous ne faisons pas cela, nous allons dans des magasins de vêtement acheter des vêtements tout faits. Nous ne nous habillons pas, ON nous habille.
8) Pour couvrir tous nos besoins ci-dessus : abris, chaleur, eau pure, air pur, vêtements, nourriture, déposer nos excréments sur le sol, nous avons besoin d'espace et de vivre dans un milieu qui contient de la terre vivante, un écosystème, des arbres et des plantes. Nous ne faisons pas cela, nous vivons dans un milieu stérile, exigü et nous participons chaque jour à la destruction des milieux naturels et des écosystèmes.
9) S'occuper d'avoir des relations avec les autres. Nous ne faisons pas cela car cela implique des rapports d'égalité. Dès qu'une personne détient du pouvoir sur l'autre, ce n'est pas une relation mais une guerre pour la survie et l'égo. Nous ne participons pas à tous le champ de relations qui devrait exister au service des besoins vitaux de chacun. Nous nous occupons pas des choses importantes de l'homme adulte, de prendre soin de soi et des autres, ON s'en occupe à notre place.
10) S'occuper de notre âme. Nous ne faisons pas cela, nous nous adaptons à cette société de mort et n'avons pas de temps pour notre âme et notre esprit. Nous suivons les directives de l'État, des guides, des gourous, des leaders, des profs, des dominants, des intellectuels, des aristocrates, des riches, des scientifiques et des religions toutes faites. Nous nous occupons pas de notre âme et de notre esprit, ON s'en occupe pour nous.
11) Disposer du temps (tout notre temps) afin de pouvoir s'occuper de nos besoins vitaux et de notre âme. Nous n'avons pas cela. Nous ne prenons pas cela.
 
Voilà pourquoi nous vivons dans une société de mort.
C'est tout simplement parce que nous ne sommes pas des êtres vivants.
Tous les êtres vivants s'occupent de subvenir directement et gratuitement à leurs besoins vitaux : mais pas nous. Nous, nous appuyons sur des boutons, nous déléguons, nous avons des esclaves et nous sommes nous-mêmes des esclaves.
Et être mort, ne pas être vivant, c'est ce que nous nommons : LE CONFORT.
Nous tenons à être mort, à ne pas vivre.
«Le vice n'est que puissance sans emploi » disait l'auteur du Petit Prince...
 
Et l'emploi, c'est s'occuper à satisfaire ses besoins vitaux, non à gagner de l'argent : pour ne pas avoir à s'occuper de ses besoins vitaux.

Soyons donc des êtres vivants ! Je vous souhaite de l'être. Je souhaite que vous le soyez car c'est ensemble que nous allons faire le choix de la vie à la place de la mort.

 

Conférence parfaite ! Regardez et changez TOUT !

N.B : Cette conférence en vaut 5000 autres (ça, c'est typique de Valentin : droit au but, magnifiquement, sans ambages inutiles !).

Donc, écoutez ça et puis sortez de chez vous pour aller vers les autres ! pour TOUT changer !

 

Contre tous les marchands de savoirs.

Il nous faut bâtir un monde non-marchand.

Comme le souligne Bernard Rordorf (qui commente J. Ellul) : « L'argent tend à envisager tous les biens dans la perspective de cette échelle d’évaluation, c’est-à-dire qu’il tend à intégrer au marché de plus en plus de biens, et même ceux dont on aurait pu penser qu’ils ne pouvaient faire l’objet d’une relation marchande. La puissance de l’argent se manifeste justement dans cette capacité de faire apparaître toute chose sous le rapport de cette relation d’achat et de vente. Comme le souligne Jacques Ellul : " Tel est le caractère que la puissance de l’argent impose au monde " »

Et le plus important des biens qui est devenu marchand alors qu'il n'aurait jamais dû le devenir, c'est le savoir, la connaissance. Je pense même que la victoire de Mamon et son règne actuel provient de ce suprême franchissement : la marchandisation du savoir. Je pense que reprendre des mains de Mamon le savoir nous permettrait de franchir le pas le plus important pour commencer de reprendre le dessus sur Mamon. La marchandisation du savoir fut d'une certaine manière le coup fatal de Mamon pour un règne sans partage. Un geste en forme de verrou, de scellé, puisque c'est la marchandisation du savoir qui crée les conditions nécessaires de sa rareté, la circulation sans entrave du savoir étant le moyen principal pour lutter contre Mamon. Le début de la fin est donc apparu quand le savoir est devenu une marchandise.

Je vous propose de créer un vaste mouvement d'opposition contre tous ceux qui vendent du savoir, contre la vente de la connaissance. Je prends le mot savoir dans un sens large, je ne parle pas que des gens qui font des cours magistraux ou des conférences, je parle de toute personne qui transmet ou qui présente : des connaissances, des idées, des astuces, des techniques et des principes.

Le partage de la connaissance dans l'humanité doit se faire dans le don pur afin de n'être entravé par aucun obstacle.

Nous vivons une curieuse période où des gens, qui se revendiquent de tous un tas de vertus et de connaissances essentielles pour maintenir, dynamiser et préserver la vie, se proposent d'intervenir auprès de nous tous, en échange de volumes d'argent (la plupart du temps exorbitants), ce qui a pour conséquence directe de freiner radicalement la circulation de ces connaissances. A cela, je réponds et je crie : ÇA SUFFIT. STOP. Si vous avez une connaissance : DONNEZ-LA. Mais ça ne suffira pas, il nous faut condamner moralement ceux qui font affaire de leurs connaissances. On trouve bien-sûr dans cette catégorie : "LES PROFS", et eux, c'est même encore pire, car c'est pour dire de la merde propagandiste et des mensonges la plupart du temps qu'ils sont à la place où ils sont. Les PROFS, qui osent en plus nous parler de "la gratuité de l'école" quand ils touchent tous les mois UN SALAIRE pour professer.

Dressons-nous, ensemble, CONTRE TOUS LES MARCHANDS DE SAVOIRS comme première étape avant d'être en capacité de nous dresser CONTRE TOUS LES MARCHANDS quand nous serons assez nombreux, quand nous aurons pu faire circuler le savoir entre nous librement, ce savoir qui permet notamment de comprendre que l'argent est notre ennemi.

N'est pas PERMACULTEUR celui qui vend ses connaissances en PERMACULTURE. N'est pas émancipateur, celui qui vend ses interventions, animations, et connaissances en transformation sociale et philosophie. N'est pas SAGE, celui vend des CONSEILS DE SAGESSE. N'est pas naturaliste, celui qui vend ses connaissances sur la nature. N'est pas pourvoyeur de repos, celui qui vend du repos et de la sérénité. N'est pas CONVIVIAL et ne crée pas de la convivialité, celui qui vend de la convivialité. N'est pas AUTHENTIQUE, ne crée pas de l'authenticité, celui qui vend de l'authenticité. N'est pas disciple du Christ, celui qui est payé pour parler de Jésus, pour évangéliser. etc. etc.

En illustration de ce billet, la page "Tarifs", de Francis Cousin - celui qui fait des conférences sur le fétichisme de la marchandise - ... (mais j'aurai pu aussi bien vous mettre Escofier et tous les autres) :

francis cousin

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La couleur par les plantes: les encres végétales

foulards En ces temps frisquets où la lumière commence à manquer, j'ai choisi de partager de la couleur avec vous, les plus belles des couleurs puisque ce sont celles offertes par les plantes, donc plus douces et plus chaudes. On peut cueillir les couleurs, comme des fleurs, pour écrire, teindre nos vêtements, peindre, et colorer l'intérieur de nos maisons redevenues prolongation du Cosmos. C'est un savoir indispensable, pour nous diriger joyeusement vers l'autonomie.

Voici donc un résumé, le plus complet possible, de ce passionnant atelier à la ferme du Forezan à Cognin, animé par Martine Vallet de l’Atelier des Lutins

Voilà tout d’abord quelques-unes des plantes utilisées pour la fabrication d’encres stables, aux couleurs homogènes et qui tiennent dans le temps :

-le brou de noix donne une belle teinte marron, les jeunes noix sont récoltées début juin

garance-La racine de garance (qui donnera du rouge) est antiseptique, qu’on se le dise ! Les pantalons des soldats étaient autrefois teints avec cette jolie plante de la famille des gaillets. On a remarqué, une fois qu’on eut trouvé un autre colorant pour les pantalons de ces messieurs, qu’il y avait beaucoup plus d’amputations qu’avec les pantalons teints avec la garance. La plante diffusait ses propriétés antiseptiques dans les blessures. La teinture mère redonne un coup de boost en cas de fatigue, mais ne pas en abuser car cette plante, liée à la couleur et à l’énergie rouge, ne convient pas aux tempéraments colériques. La garance s’installe dans les jardins et peut se mêler aux fraisiers.

 -La cochenille (toujours pour le rouge) est un petit insecte parasite des plantes; on obtient le pigment en broyant en grand nombre ces petites bêtes, qui ne courent d'ailleurs pas les rues dans nos contrées; on fait venir de l'autre bout du globe cette poudre rouge alors que la gaude peut pousser dans tous les jardins…

pastel des teinturiers-Le pastel des teinturiers (pour le bleu) fait partie de la famille des crucifères et se mange. Le soufre qu’il contient taquine les papilles gustatives avec un goût un peu fort, comme beaucoup de plantes de cette famille. Pour savoir si on a affaire où non à un pastel des teinturiers, qui peut se trouver à l’état sauvage dans la nature (enfin apparemment près des autoroutes surtout…), on met la plante dans un tissu blanc, on la bat en frappant le tissu étendu sur une planche. Si la plante s’imprime en bleu dans le tissu : on a bien affaire à du pastel !

Cette jolie plante s’acclimatera bien, elle aussi, dans les jardins…

gaude2-La gaude ou réséda lutéa (pour le jaune) s’acclimate très bien au jardin, les limaces ne l’attaquent pas.  On la sème en automne, elle arrive au printemps et s’installe durablement au jardin. Par temps de disette on a fait de la farine de gaude. Une infusion de gaude ramène la lumière à l’intérieur de celui ou celle qui l’a perdue, dit-on.

Passons maintenant à la fabrication des encres…

camomillePour le jaune, l’anthémis tinctoria ou camomille des teinturiers donne une encre lumineuse et stable. On mélange une poignée de fleurs à très peu d’eau, de l’eau de pluie de préférence puisqu’elle est très peu minéralisée et ouverte à la rencontre de pleins de nouvelles particules ! On fait une infusion très concentrée. Voilà… En ajoutant une pincée d’alun, on permet à l’encre de se conserver et de prendre plus de caractère. Pour un résultat immédiat, on met une bonne pincée d’alun pour qu’il agisse rapidement, sinon, on mettra moins de cristaux, ils prendront la nuit pour se diffuser tranquillement dans l’encre et lui donner ses propriétés.

L’alun évite le saignement, il assèche et stabilise les protéines. Son usage est assez controversé quand à sa nocivité potentielle. Il est utilisé en désherbant en agriculture biologique. On l’utilise pour aseptiser l’eau dans certains pays, il a donc des propriétés antibactériennes reconnues. Il attaque aussi sans scrupules l’aluminium aussi vaut-il mieux utiliser des casseroles en inox pour faire des encres sous peine de voir nos ustensiles de cuisine détériorés en quelques nuits ! Enfin en naturopathie on dit que la pierre d’alun « ferme des portes » sous les aisselles et on conseille de favoriser la respiration entière du corps... Voilà pour la petite histoire.

salamandreSi on fabrique des encres, évitons de reverser le surplus n’importe où ! Mieux vaut les utiliser complètement. Et pour les bains d’alun (utilisé comme mordant avant la teinte des fibres végétales), on peut utiliser la totalité de l’alun avant de rejeter les bains dans la nature. Les fibres plongées dans le premier bain seront d’une couleur vive, ensuite dans des tons plus pastel. Quand la couleur ne se fixe plus, il n’y a plus d’alun dans le bain, et on peut l’esprit tranquille reverser l’eau, même dans une rivière ! Martine en a fait l’expérience en rejetant pendant plus de un an ses bains de couleurs dans un petit ruisseau ou vivaient des salamandres, qui sont réputées pour ne vivre que dans des eaux très pures. Un an plus tard les salamandres étaient toujours là.

Bien sûr d’autres procédés utilisés en teinture sont plus nocifs : l’usage d’ammoniaque et de sels de synthèse est à bannir. Non seulement ils abîment la fibre, voire la tuent, mais de plus le rejet des bains intoxique tout sur son passage : les sols, les animaux et les plantes...  Voilà pour la petite parenthèse sur nos responsabilités en tant que teinturiers en herbe, et consommateurs de vêtements dont les couleurs sont d'origine douteuse...

Revenons-en à nos encres…


cosmos sulfureuxPour la couleur orange, le cosmos sulfureux est idéal : cette jolie petite plante d’un orange intense et lumineux, entre le cosmos, le tagète et l’œillet d’inde, mérite sa place dans un jardin de sorcière. Le tagète et l’œillet d’inde peuvent d’ailleurs aussi être utilisés pour faire des encres, mais leur couleur est moins stable. Le Cosmos sulfureux est originaire du Mexique, son nom Nahuatl est « Xochipathli » : « herbe fleurie de médecine ». Ses fleurs et feuilles sont comestibles. Et surtout… son orange dans une encre !

Pour conserver les encres, on mettra une goutte d’huile essentielle de thym ou de clou de girofle. Si on n’a ni l’un, ni l’autre, quelques clous de girofles dans  le pot d’encre feront l’affaire… 

On peut épaissir les encres avec de la gomme arabique, de la maïzena, de l’arrow roots…

nerprunPassons au nerprun pour la couleur verte. Une façon facile de reconnaître le nerprun est de regarder au bout de chaque rameau : le petit malin porte une pointe caractéristique qui l’identifie parmi tant d’autres . Il a aussi des petites feuilles très finement dentelées qui le distingue de la bourdaine ou du cornouiller par exemple.

On utilise ses baies écrasées pour la fabrication de l’encre. Récoltées en mai, encore vertes, elles donneront une encre jaune. En septembre octobre, l’encre sera verte.

troeneOn peut utiliser le troène (ses baies) pour un bleu intense et sombre.

Immiscons-nous maintenant dans le monde de la teinture végétale…

Pour colorer une matière organique animale, des cheveux, une peau ou autre, on peut appliquer directement de l’alun puisque les matières animales contiennent de la protéine, et le mordant (alun, oxyde de fer, de cuivre…) va se lier directement aux protéines de la peau, des cheveux… A noter qu’il n’y a jamais  besoin de mordançage pour le bleu…


Les matières végétales sont elles plus ou moins protéinées. Certaines plantes contiennent des protéines, d’autres non. Les plantes à tanins contiennent beaucoup de protéines. Nous allons donc avoir besoin de leur aimable collaboration pour préparer nos tissus avant de les teindre.


tanin2Pour savoir si la plante contient du tanin sans avoir un BAC +4 en tanin ni des instruments de mesure dignes d’un chirurgien obstétricien, on place un plante dans un drap, on bat le linge. On enlève les petits lambeaux de plante restant, et on saupoudre de sulfate de fer l’endroit ou la plante a été battue.  Le drap révèle l’empreinte de la plante sous l’effet de l’oxydation par l’air. Plus la feuille est noire, plus il y a de tanins dans la plante. Les framboisiers, les ronces, la pimprenelle, les gales d’aubépines, de chênes, les écorces d’arbres comme le chêne, le châtaignier, le brou de noix sont riches en tanins. On obtient des nuances de tons en fonction des plantes et des galles utilisés. Les lichens aussi contiennent du tanin mais pour faire de belles teintures les livres préconisent l’ajout d’ammoniaque : la mauvaise idée !!! On peut laisser l’ammoniaque du lichen se développer en laissant se développer une fermentation naturelle.

galleRevenons encore une fois à nos encres, avec cette fois la fabrication d’une belle encre noire dite encre gallique puisqu’elle provient de la pulvérisation de galles de chêne… On broie donc finement la galle du chêne, et on ajoute une petite pincée de sulfate de fer, ou plus facilement accessible : avec de la gratouille de clous rouillés ; c'est-à-dire qu’on gratte un peu un vieux clou et qu’on ajoute la rouille à la poudre de galle. On procède ensuite comme pour les autres encres, en ajoutant très peu d’eau de pluie… Et voilà ! On peut aussi utiliser de la racine d’iris d’eau séché et broyée à la place de la galle de chêne, ou tout autre végétal riche en tanin.

Maintenant que nous sommes plutôt calés en encres, comment passer de l’encre aux pigments, des pigments à la peinture, qu’utiliseront les artistes de notre entourage ?


pigment2Voilà LA solution : on fabrique, après avoir tamisé les cendres du foyer, un café de cendre : on filtre les cendres avec de l’eau chaude comme on ferait pour un bon café. L’eau récupérée est riche en potasse. On ajoute cette potasse en petite quantité à l’encre : il se forme un précipité! L’encre devient épaisse et perd donc son statut d’encre pour se changer en une nouvelle matière. On filtre ce précipité pour ne garder que la partie « solide », qu’on laissera sécher au bon soleil… On obtient… on obtient… le pigment !!! On affine le pigment entre deux carreaux de carrelage par exemple ou deux surfaces planes qui pourront réduire cette poudre le plus finement possible, et voilà sans plus tarder la formule magique pour fabriquer de la peinture à partir de nos amies les plantes :

Il faut se procurer :
-16 gouttes de glycérine (disponible en pharmacie)
-20 gouttes de miel dilué dans 50% d’eau bouillante
-52 gouttes de gomme arabique (en magasin de beaux-arts ou prélevée directement sur l’arbre, c’est la gomme qu’exsudent les prunus : cerisiers, pêchers, pruniers quand ils sont blessés. On la mélange à de l’eau et on obtient l’équivalent de la gomme arabique !!!)
-16 gouttes de fiel de bœuf (disponible également en magasin de beaux-arts ou chez un gentil boucher)
-4 gouttes d’huile essentielle de clou de girofle


Et on brasse à l’infini, enfin pas exactement tout ce temps là mais surtout en utilisant ce symbole mathématique de 8 renversé pour touiller…On garde la mixture dans un récipient fermé.


Pour une pointe de couteau de pigment, on ajoute 4 gouttes de ce liant : et voilà notre peinture !!!


Et enfin, pour teindre un tissu voilà comment s’y prendre :


Il faut bien se souvenir des étapes de la teinture : tout d'abord le mariage entre la fibre et le tanin. Puis l’union entre le tanin et le mordant. Et le mariage final entre le mordant et la couleur. Si une étape est inversée, la teinture sera ratée !


Pour commencer on choisira de préférence un tissu neuf… Si on choisit un vieux drap, même propre et immaculé, on ignore que toute son histoire est gravée dans ses fibres… Tâches de pipi, de sang, de sperme et j’en passe restent incrustées dans la fibre, même si d’apparence il paraît plus blanc que blanc. Tremper ce drap dans un bain de tanins révèlera toute son histoire, et attention les surprises !!! L’expérience peut d’ailleurs être rigolote à tenter…


Donc on choisit une plante riche en tanin, le framboisier par exemple. On fait une grosse infusion de feuilles de framboisier dans laquelle on fera tremper toute la nuit notre drap. Au matin il est rempli de tanin et prêt à accueillir les prochains éléments de la teinture.


bogolanPour obtenir du noir, on mélange du sulfate de fer (ou clous rouillés) à un peu d’eau et on peint directement sur le drap le motif souhaité, ou on fait un bain d’eau et de sulfate de fer si on veut un tissu entièrement noir. Le tissu fait office de buvard : il boit le mélange eau/sulfate de fer et notre dessin ressemblera rapidement à une grosse tâche si on n’y prend garde ! On peut donc épaissir le liquide avec un liant quelconque, pour que les contours du dessin soient mieux définis, ou faire des petits traits rapides et vifs avec le pinceau. A noter que certaines boues contiennent beaucoup plus de fer que d’autres. On peut donc tout simplement dessiner avec de la boue un motif qui nous plait sur le tissu riche en tanin ; en enlevant la boue, on verra que le tissu a mangé le sulfate de fer et que le dessin apparait en noir. Les africains ne procèdent pas autrement pour la technique du bogolan, si ce n'est qu'ils utilisent, je pense, une autre plante que le framboisier comme source de tanins...

tenture mandalaSi on veut de la couleur : on choisit par exemple de l’alun comme mordant, mélangé à de l’eau. Ou bien si on veut un tissu uniforme on fait un bain d’alun.  Le dessin peint sur le tissu reste invisible. Ce sera la surprise à la prochaine étape. C’est l’étape invisible, où le tanin et l’alun se mélangent et créent un nouveau support pour mieux accueillir la couleur. A partir de ces connaissances de bases, on peut imaginer superposer les couleurs, faire des tissus colorés et noir à la fois, bref des multitudes de possibilités créatrices s’offrent à nous !!!

Un petit tableau récapitulatif des plantes tinctoriales :

Plante colorante Partie utilisée   Mordant Couleur  Remarques
 Azalée

Feuilles

Feuilles

 Solution faible

de sulfate de fer

 Gris foncé

Rouge brun

 Cueillir la feuille en automne

 Cuire longtemps

Bouleau Feuilles
Rameaux
Ecorces
 Alun
Alun
____
 
 Jaune
Vert jaune
Brun
 Cuire longtemps pour obtenir une couleur plus vive
 Myrtille  baies  ____  Bleu violet  
 Mûrier  Jeunes pousses  Alun+sulfate de fer pour aviver la couleur  Gris clair à noir  
Ortie Plante entière Alun Jaune vert  
Bruyère Séchée Alun Jaune vert  
Camomille Fleurs Alun Jaune  
Laurier Feuilles Alun Gris vert  
Pissenlit Racine
Plante entière
Alun Violet
Rouge
 
Safran  Fleurs ou poudre  Alun  Jaune  
 Oignon Pelure brune séchée
Pelure intérieure
 Alun+sulfate de fer

Jaune d’or


Vert olive

 
Sureau

Baies
Baies
Baies

Feuilles

Sel
Alun
Bichromate de potassium
Alun

Bleu
Lilas
Violet

Vert

Ecraser les baies
Noix Ecale, brou _____ Brun  
Oseille Séchée Alun Vert gris  
Henné Poudre Acide citrique -vinaigre-
Orange  


 tissu marronbatikbeaubatik

 

 

 

Deux livres pour approfondir nos connaissances :
-Plantes colorantes, Teintures végétales : Le nuancier des couleurs. De Michel Garcia et Anne-France Bernard. Aux Ed. EDISUD
-Teindre avec les plantes. De Elisabeth Dumont. Aux Ed. ULMER


Il n’y a plus qu’à s’y mettre maintenant !

 

Société sans argent - Vivre sans argent

Discussion le 25 décembre de 12h à 23h à la bibliothèque Tapie dans l'ombre.

sans argent- Mise en commun de documents, de visions, d'imaginaires, de théories, de preuves, d'exemples etc. Désenfumage/déconditionnement collectif, via un partage d'éléments rationnels et/ou spirituels.


- Partage de considérations pratiques (en cherchant à être le plus exhaustif possible). Vivre sans argent, comment ? Vis-à-vis de tous les aspects de la vie : nourriture, soin, santé, transport, énergie, eau, assainissement, habitat, vêtements, outillage, etc.

Question qui s'imposera je pense : comment gérer sur ce sujet l'État totalitaire ? (exemple parmi d'autres : la taxe foncière)

- Partage de considérations spirituelles/psychologiques. L'argent est une puissance : "la puissance argent" (qui est démoniaque au sens étymologique et théologique : elle prend possession de nos âmes). L'argent, c'est "l'équivalent général" (Marx ?), avec lequel on peut TOUT acheter, d'où sa puissance.
Quel parcours spirituel peut donc être réalisé - quelles étapes essentielles pour se libérer progressivement et totalement de la Puissance argent ?

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lhommeetlargentLe meilleur livre à mon sens sur le sujet : « L'homme et l'argent » de Jacques Ellul.

Ce livre permet d'en finir avec l'éternelle excuse de l'argent-outil qu'il sufirait de bien manier (mais oh comme c'est bizarre qu'on ne manie jamais bien !). L'argent est une puissance totale qui prend possession de l'homme en entier et le détourne radicalement de Dieu. Chaque homme vit "une épreuve de l'argent" qui est décisive pour sa vie.

 

 

Les fruitiers rustiques à gros fruits et gros rendements

andré dunyAndré Duny (en photo ci-contre), le samedi 5 décembre 2015, à Mathilde et Sylvain, de nuit : « Vous êtes à combien là ?  800 mètres d'altitude ? Ha oui, donc, que des noyers, des châtaigniers et peut-être, deux ou trois pommiers, encore que, mais en tout cas pas de figuier, pas d'abricotier, pas de cerisier, ni de pêcher, pas de ceci et pas de cela, et finalement pas grand chose quoi !! »

Mais non mais non, calme-toi André !! On peut tout avoir et on a déjà tout. ...

Que ça soit à partir de l'altitude, ou à partir d'idées reçues haut perchées sur l'agriculture et l'arboriculture, on pense souvent à tort qu'on va crever la dalle...

Pourtant, je vous offre le cadeau exceptionnel suivant, ci-dessous : la précieuse (et rare) liste des ARBRES FRUITIERS RUSTIQUES A GROS FRUITS ET GROS RENDEMENT POUR JOUIR LA VIE ET DE LA VIE ET ENCULER LE SYSTEME :

NB. : Ce fichier PDF en ligne est gros : 35 Mo, si quelqu'un pouvait arriver à me le réduire.

Regarde André au haut de la page 6 juste en guise d'exemple :

« Variétés de figuier résistantes au froid : Kennedy, Dawalki, Brunswik, la variété Peretta est une autrichienne qui pousse à 800 mètre d'altitude, elle résiste bien aux fortes gelées (disponible au jardin de senteur, ils ont une douzaine de variété pouvant pousser en Suisse et climats froids. On peut les trouver aux pépinières Jean Rey. Variétés énormes et délicieuses au conservatoire d'acquitaine.»

Tuer l'idéologie pavillonnaire et l'idéologie de la maison bourgeoise

On vient de le voir sur le forum Neoprofs, la Déscolarisation de la société pose subséquemment, et inévitablement, toutes les questions liées à la base de la vie : alimentation, habitat, eau potable, soins, etc. etc. Et c'est bien normal, puisque la Déscolarisation est le phénomène qui nous fait passer de l'hétéronomie (individuelle et collective) dans tous les domaines, à l'autonomie (individuelle et collective) dans tous les domaines, avec toutes les peurs que cela génère de passer d'enfant politique à adulte politique (de mouton à philosophe, d'esclave à homme libre, etc.).

Sur le forum Néoprof, Justinette (une amie à nous), a eu le malheur de donner son opinion concernant des liens qui seraient fondamentaux entre alimentation et cancer, et cela a été récupéré (quelle aubaine !) pour faire de Justinette un monstre et pour pouvoir fermer une web-discussion (sur la déscolarisation) de 57 pages (mais il leur fallait bien trouver un prétexte, ça devenait trop dur pour eux). Établir des liens fondamentaux entre alimentation et cancer pose d'emblée les questions les plus difficiles à résoudre en matière d'autonomie, questions (qui sont donc bien des questions ! et/ou des opinions !) qui seront toujours insupportables pour ceux qui ont absolument besoin d'une hétéronomie la plus parfaite possible pour tenir debout dans la vie. Ça rejoint la citation de Catherine Baker que j'avais donnée le 8 décembre sur ce site : 

L'école fait partie des tabous, des choses sacrées intouchables, comme l'Hygiène, l'Information, le Progrès et toutes ces terrifiantes idoles qu'on nous impose. Au sens propre, les gens refusent de s'interroger par crainte d'un au-delà. Ils acceptent tous ou presque l'idée que quelque chose leur soit supérieur et ait des droits sur eux : la Société. (...)

. Ou celle qu'on donne souvent de Ivan Illich :

L'enseignement fait de l'aliénation la préparation à la vie, séparant ainsi l'éducation de la réalité et le travail de la créativité. Il prépare à l'institutionnalisation aliénatrice de la vie en enseignant le besoin d'être enseigné. Une fois cette leçon apprise, l'homme ne trouve plus le courage de grandir dans l'indépendance, il ne trouve plus d'enrichissement dans ses rapports avec autrui, il se ferme aux surprises qu'offre l'existence lorsqu'elle n'est pas prédéterminée par la définition institutionnelle.

Ainsi quand les médias et organes étatiques officiels donneront le feu vert à la population pour faire des liens entre alimentation et cancer, la masse des moutons se permettra de le faire, mais pas avant !! (Et si cela devait survenir : ce sera évidemment les organes officiels de l'État (ou affiliés) qui délivreront ensuite la "bonne" alimentation sous cellophane, au distributeur, sur présentation du formulaire cerfa numéro 456A4X).

Oui, on peut le dire, il FAUT le crier même, en occident, en ce début de XXIème siècle (comme depuis la fin de "la Révolution française de 1789"), le corps social et la grande majorité des individus, ne se désirent pas autonomes, mais absolument l'inverse ! Et ils ont été éduqués dans ce sens (conséquence du projet "Jules Ferry" depuis 1880).

Celui qui cherche, à développer l'autonomie individuelle et collective, et qui pour ce faire remet en question "l'éducation" (en général et encore plus celle à la Jules Ferry) peut provoquer des remous assez importants dans les âmes, les esprits et les coeurs. Jean-Pierre Lepri le révèle assez clairement dans le propos suivant extrait du livre "Fin de l'éducation ? Commencements...") :

L'éducation est la "science de ce que tout le monde connaît " — parce que nous y sommes tous "passés" —, et qui, par son caractère même de vécu, est-ce qui est le moins connu et le plus chargé émotionnellement — de sentiment et de ressentiments, de souvenirs et d'amnésie, de nostalgie et de peurs... Cette expérience personnelle de l'éducation pourrait alors expliquer les émotions, voire les passions, que soulèvent généralement les questions d'éducation : elles ont à voir, en effet, avec notre intimité constitutive, nos racines, notre être profond — et notre bien être (ndlr : en 2 mots).

Mais cette critique radicale de l'Éducation au service d'une autonomie individuelle et collective retrouvée serait une sorte de "mauvais moment à passer" pour que "la première étoile apparaisse" dans cette nuit du monde, car le monde meurt de notre esprit de déresponsabilisation, de délégation, de soumission, et de démission.

Nous allons donc continuer de parler d'autonomie véritable  et de permaculture, sur ce site et aujourd'hui, je voudrais insister une nouvelle fois sur la nécessité de tuer en nous à tout jamais l'idéologie pavillonnaire et celle de la maison bourgeoise. En effet, notre "éducation" a notamment été utile au système capitaliste pour introduire en nous un certain mode d'habitat dont on a un mal fou à se défaire : le pavillon bourgeois. Il est important de percevoir que l'idéologie correspondante fonctionne même si vous habitez en appartement, même si vous habitez un 2 pièces en ville. Cette idéologie demeure en vous, soit sous la forme du désir, soit sous forme d'ersatz liés à votre habitation actuelle quelle qu'elle soit. On peut le percevoir notamment à partir des nouvelles formes de constructions péri-urbaines réalisées par des "promoteurs", qui fleurissent un peu partout en plaine. La stratégie de ces promoteurs consiste bien à faire miroiter des sortes d'ersatz de pavillon bourgeois à travers des constructions de merde qui se situent sur le plan esthétique à mi-chemin entre l'immeuble de "cité" et le chalet de montagne... (grâce à des choix de matériaux et architecturaux qui feront illusion). Il y a un lien congénital entre cette idéologie pavillonnaire bourgeoise et le monde du crédit bancaire (les gens prennent principalement des crédits pour atteindre la forme de l'habitat bourgeois). Je pense qu'on a un travail à faire individuellement et collectivement pour nous débarrasser de cette idéologie. Et pour ce faire, la meilleure méthode est d'introduire d'autres désirs en terme d'habitat qui n'aient plus rien à voir avec l'idéologie pavillonnaire bourgeoise. Je pourrais évoquer là tout de suite, les types d'habitats les plus opposés au pavillon bourgeois, par exemple les habitations troglodytes, mais premièrement, je manque de savoir à cet endroit, et en plus, le gros défaut est que si l'éloignement avec la culture actuelle est trop grand, les gens ne pourront pas du tout s'y mettre. C'est pourquoi je voudrais emmener tout le monde vers la petite maison de 20 mètres-carrés au sol, sur deux niveaux (ce qui fait 40 mètres-carrés habitables), sur terrain agricole, en ossature bois et murs en paille (que vous pouvez faire en plusieurs exemplaires afin de créer des "modules"). J'en parlerai régulièrement sur ce site, car ça me paraît un point tout à fait clé de l'autonomie.

Voici pour donner à désirer, et pour donner à tuer l'idéologie pavillonnaire, quelques photos de la construction simple qu'a réalisée Mathilde :

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Crédit Photo originale : Par Khoyobegenn